Hélio : le président du groupe d'imprimerie Quebecor World France réagit aux évènements du jeudi 9 Novembre
GraphiLine rediffuse in extenso le communiqué de presse diffusé ce jour par Yvan Lesniak, P-DG de Quebecor Wolrd France, pris en otage pendant près de 13 heures jeudi novembre par des salariés grévistes de son usine d'Hellemmes (59).
"Les événements du Jeudi 9 novembre, ainsi que les propos de certains élus qui ont suivi dans la presse, m'amènent à préciser les points suivants :
En se mettant hors la loi et en prenant la responsabilité d'un risque d'un affrontement avec les forces de l'ordre qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, les organisateurs qui ont prémédité l'action de jeudi ont perdu tout crédit auprès des autorités et bien évidemment, auprès de la direction Quebecor World.
Eu égard à la violence de l'action, les revendications sont d'autant plus inadaptées qu'il y a des points beaucoup plus importants pour les salariés à négocier dans le cadre du plan social.
Cela démontre une volonté de certains de politiser le débat et de prendre en otages les salariés de HDQ pour des objectifs subversifs qui ne servent pas leurs intérêts et qui laisseront des traces dans les négociations en cours.
Contrairement à ce qui a été déclaré par certains à la presse, il n'a jamais été envisagé et, bien sûr, il n'a pas été accepté de payer les heures de grève.
Face à une proposition syndicale de changer les modes d'actions du personnel, en menant des actions qui ne pénalisent plus la production, j'ai proposé qu’une avance soit faite, sur la paie de novembre, correspondant au paiement des heures non travaillées liées à 'l'action de mercredi" (soit 24 heures allant de mardi 22 H 00 à mercredi 22 H 00).
En ce qui concerne une "prime de Noël' dans la situation financière actuelle de l'entreprise, cela n'est pas envisageable. J'ai cependant accepté le principe d'une prime de fin d'année, liée à une production normale d'ici la fin de l'année. Les modalités se négocieront avec votre direction.
Les actions, même les plus violentes, ne gommeront pas la réalité des faits : L'usine d'Hellemmes, dans sa configuration actuelle n'est plus rentable, ce qui a nécessité le projet annoncé au comité d'entreprise le 12 octobre.
Les actionnaires, comme je l'ai annoncé, m'ont autorisé à étudier les propositions de reprise partielle qui pourraient se faire connaître. Il est donc plus que jamais indispensable que cette usine continue, dans les mois qui viennent, son activité afin de convaincre des clients potentiels et afin de permettre une éventuelle continuité préservant une centaine d'emplois.
Je tiens à rappeler ici que, légalement et juridiquement, je pourrais ce jour retirer les propositions énoncées ci-dessus. Je ne le ferai pas à condition que les négociations à compter de ce jour soient constructives et répondent aux objectifs fixés".