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Conférence de presse économique de la FICG : le discours de Jacques Chirat

Ce matin avait lieu la traditionnelle conférence de presse économique de la FICG : GraphiLine rediffuse in extenso, le discours du président Jacques Chirat.

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Conférence de presse économique de la FICG : le discours de Jacques ChiratMesdames, Messieurs,

J’ai l’honneur et le plaisir d’ouvrir la conférence de presse économique annuelle de la FICG qui constitue un temps fort de notre activité et permet d’échanger avec les professionnels et les supports de presse autour des principaux constats économiques et industriels que nous tirons de notre enquête annuelle de branche.

Les industries graphiques connaissent depuis bientôt deux décennies une métamorphose de leur paysage qui rend chaque année la présentation du bilan de santé économique de la branche plus complexe à remettre en perspective.

A la lecture des données qui vous seront présentées dans quelques instants, vous prendrez la mesure des nouveaux caps que les entreprises du secteur ont su franchir en terme de performance, de réactivité, d’organisation et d’optimisation industrielle.

Pour autant, il ne se passe pas de semaine sans que notre secteur ne reçoive un foisonnement d’informations contradictoires qui portent tant sur l’impact du multicanal sur le média imprimé que sur la convergence des médias ou sur les nouveaux champs d’expérimentation de la dématérialisation.

Cette surinformation est délivrée sur fonds de restructuration d’une profession qui s’interroge sur son modèle et sur la redistribution des cartes qui est le corollaire de ces ruptures tant technologiques qu’économiques.

Le rôle d’une organisation professionnelle comme la nôtre, qui a une responsabilité particulière dans la restitution du message qu’elle souhaite délivrer, est de défendre la pérennité des intérêts collectifs qu’elle porte en aidant le secteur à créer les conditions économiques aptes à assurer son développement.
 
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Jacques Chirat, président de la FICG, la fédération française de l'Imprimerie.

Revenir sur les fondamentaux, aider les entreprises à repenser leur offre, refonder la chaîne de valeur en tirant partie des synergies de procédés et de services qui sont au cœur de notre filière, tels sont nos objectifs, telle est notre mission. Celle-ci se traduit aujourd’hui, comme vous pourrez le constater, par une mise en œuvre opérationnelle dont les chefs d’entreprise ont besoin pour piloter la complexité de l’évolution de ce secteur.

Le titre que nous avons retenu pour la conférence de presse illustre la volonté qui est la nôtre de replacer la spécificité du média imprimé au cœur de la chaîne de valeur de l’information et de la mémorisation du message. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que l’identité professionnelle de la branche doit être repensée autour d’une nouvelle intelligence industrielle dont le périmètre pourra aller demain de la conception du message jusqu’à sa restitution, quel qu’en soit le support.

Le bilan que nous présenterons dans quelques instants intègre, comme vous l’imaginez, cette composante. Néanmoins, il n’est pas de développement harmonieux sans que l’espace dans lequel s’inscrit ce développement soit régi par des règles harmonisées.

La France, par la voix de la FICG, à maintes fois rappelé que si l’espace européen était porteur d’opportunités, les distorsions qu’il générait tant au niveau de la fiscalité des investissements que de la politique d’aide publique étaient une entrave à la compétitivité des entreprises et pesaient sur les performances de l’industrie graphique française.

Identifier les facteurs discriminants de la compétitivité fait donc partie de notre plan d’action et nous devons saluer l’initiative de la Commission Européenne dont l’étude sur la compétitivité des industries graphiques a permis de dresser un état des lieux des défis que devait relever le secteur et de recommander l’élaboration de boîtes à outil que nous nous devions de construire pour les relever dans un contexte de globalisation des marchés.

Plus encore que l’étude dont la FICG a fait réaliser la traduction en français, c’est le plan d’action qui va être lancé le 17 décembre prochain qui doit mobiliser notre attention et permettre que chacun des pays de l’Union Européenne bénéficie des modèles gagnants qui se développent sur le territoire de l’Union.
 

En conclusion, nous aimerions rappeler à la presse qui nous fait l’honneur d’être parmi nous aujourd’hui que si les handicaps qui pèsent sur notre industrie sont importants, la France qui demeure la quatrième nation graphique européenne peut s’enorgueillir d’être composée d’un tissu de PME fortement ancrées dans les territoires. Cette force a permis par le passé de symboliser la résistance de la chaîne graphique dont l’aptitude à optimiser les méthodes et les process n’est plus à démontrer.

Les résultats contrastés qui vont vous être présentés témoignent aussi que contre vents et marées, l’imprimeur de proximité fait montre d’une capacité d’adaptation et d’anticipation qui contribue à la respiration et à la pérennité de nombre de bassins économiques locaux.

Je vous remercie de votre attention.
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