Point de vue : le Sénat élargit la base de la taxe sur les imprimés, pour mieux les tuer ?

L'imprimerie sera t-elle sacrifiée à l'autel des salles des fêtes et autres Zénith qui flattent les potentats locaux et plombent les finances des collectivités ?

Décidément, il reste fort à faire pour convaincre les élus que l'imprimé n'est pas seulement synonyme de pollution mais également de création de richesse et d'emploi - près de 60 000 principalement en régions - et que le papier recyclé n'est pas qu'une simple vue de l'esprit.

Mais de l'esprit, il faut avoir, que le grand âge peut souvent brouiller disait le persifleur...

En toute discrétion, les impriphobes du palais du Luxembourg ont voté un amendement à la loi de finance 2008, qui élargit la base de "l'éco-taxe eco-folio" à tous les catalogues de VPC et aux mailings adressés par la poste.

Mais nos chers sages - en mal de nouvelles recettes fiscales - ne s'en sont arrêtés là, car leur amendement concerne également les magazines et journaux d'entreprise ainsi que  les encarts publicitaires dans la presse.

Exit donc le texte négocié avec les organisations professionnelles qui limitait la taxe pour la collecte et le recyclage du papier aux seuls imprimés non adressés (35 euros la tonne).

Les conséquences d'une telle mesure seront à n'en pas douter lourdes de conséquences pour le secteur de l'imprimerie, car elles inciteront les annonceurs à délocaliser leur production pour contenir l'explosion de leurs coûts.

De là à penser que nos sénateurs font délibérement le jeu de la mondialisation au détriment de l'emploi local et de l'industrialisation des territoires...

 

 

 

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