Edition : le numéro deux français de l'édition passe sous pavillon espagnol

Editis en passe d'être racheté par le groupe espagnol Planeta.

Après des semaines de rumeurs puis de démentis, un fait semble être désormais certain : c'est au groupe espagnol Planeta que le baron Sellière, président de Wendel, a décidé de vendre Editis près d'un milliard d'euros.

En cas de succès, le magnat de la finance - très engagé dans Saint Gobain - réaliserait un beau "coup", Editis lui ayant coûté 600 millions d'euros en 2004. 

Après L'Express-l'Expansion vendu au belge Roularta puis Emap France cédé au groupe Mondadori de Sylvio Berlusconi, cette nouvelle transaction confirme le désintérêt notoire des investisseurs français pour le secteur de l'édition et de la presse magazine, nos capitaines d'industrie semblant concentrer leur attention sur la presse quotidienne, un secteur sans doute plus rentable à leurs yeux.

En Europe, l'édition et la presse magazine semblent toutefois motiver des groupes qui ont su développer des modèles économiques qui fonctionnent - l'alliance réussie de la presse et de l'imprimerie pour Roularta et Mondadori ou le développement d'une maison d'édition "européenne" pour Planeta.

Devant l'inquiétude suscitée par le passage sous pavillon espagnol d'Editis (Nathan, Plon et Robert Laffont...), le président de Planeta, José Manuel Lara, a déclaré qu'Editis resterait "un groupe français, autonome, avec son conseil de surveillance".

Une déclaration d'intention dont il faudra observer la réalité dans le temps, tant il est vrai pour le secteur de l'imprimerie, que la prise de contrôle d'un groupe d'édition par des capitaux étrangers, peut avoir des conséquences incalculées en matière de délocalisation de production. 

Le principal intérêt d'un groupe multinational ne réside -il pas dans la globalisation des achats, ce que les anglo-saxons appellent le "best practice" ?

 

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