Correction de document

Imprimerie-Online héberge le site des Correcteurs associés. Pour nous présenter cette profession, nous avons interrogé le responsable et fondateur du groupe, François Vandenberghe.

Comment vous est venue l'idée de proposer ce service ?

Journaliste à l'origine, j'ai eu l'occasion d'avoir entre les mains beaucoup de plaquettes de prestige réalisée par des sociétés. J'ai souvent été étonné d'y trouver des fautes d'orthographe ou de grammaire.

Lorsqu'on le signale au dirigeant, avec ménagement, celui-ci en est généralement très touché : il l'avait pourtant fait relire par beaucoup de personnes autour de lui... mais parmi elles, pas une dont ce soit véritablement le métier.

En remontant la chaîne, j'ai demandé à des imprimeurs s'ils faisaient corriger ce que les clients leur apportaient.

Que se passe-t-il lorsque des erreurs sont détectées après impression, c'est-à-dire trop tard ?

L'imprimeur doit-il laisser le client insatisfait ou refaire le travail gracieusement ? Pour économiser le coût de cette non-qualité en temps, argent et énervement, je propose aux imprimeurs d'orienter leurs clients vers une équipe de correcteurs professionnels.

Il m'a semblé que proposer un service de correction permettrait d'améliorer la qualité globale du service offert par les imprimeurs. Si le client s'adresse à un professionnel de la chaîne graphique, ce n'est pas seulement pour la qualité de l'impression, c'est parce qu'il a confiance dans ses qualités de conseil.

Concrètement, comment cela se déroule-t-il ?

L'imprimeur mentionne le service de correction dès l'étape du devis en fournissant un prix suivant une grille de tarif qui tient compte de la longueur de texte à relire, avec un minimum par document.

Si le client est d'accord, il signe un bon de commande spécifique que l'imprimeur retourne aux Correcteurs associés avec le document. Evidemment, le temps de réalisation du document et son coût s'en trouvent un peu augmentés.

Mais pour le client, c'est la certitude de faire imprimer un texte irréprochable, et pour l'imprimeur, c'est l'assurance de se consacrer l'esprit tranquille à son métier. Les Correcteurs associés sont une équipe de professionnels travaillant en réseau, notamment par l'Internet.

Comment se fait-il que l'on retrouve tant de fautes de français partout ?

D'abord, le français est une langue pleine de chausse-trapes, ce dernier mot en étant une illustration !

Pour les documents imprimés, plusieurs raisons : tout un chacun étant en mesure de composer soi-même ses textes grâce aux progrès de la micro-informatique, la saisie sous la responsabilité de l'imprimeur s'est raréfiée.

Les correcteurs professionnels, en tant que salariés de la chaîne graphique, sont devenus l'exception. D'où les ravages de l'auto-correction ou "correction en interne", qui est une illusion et la source de bien des erreurs.

Quelqu'un dont ce n'est pas le métier et qui est constamment dérangé par autre chose ne peut pas mener à bien cette tâche qui demande beaucoup de concentration et de connaissances spécifiques.

D'autre part, cette correction en interne n'est pas gratuite non plus, même si l'on ne prend pas la peine de calculer le coût du temps passé.

Quant aux correcteurs orthographiques que l'on trouve sur les traitements de texte, ils ont leurs limites et, notamment, ils ne comprennent le sens et ne peuvent suggérer la réécriture de phrases fautives.

Parfois, il y a des fautes de français dans la publicité, qui proviennent en majorité de ce que les concepteurs y passent beaucoup de temps et qu'il ne voient littéralement plus ce qu'ils ont sous les yeux.

On en trouve même dans l'édition, livres et CD-Rom, non corrigés par souci d'économie sans doute, avec le risque de donner de soi une image déplorable au public cultivé. Quant au web, c'est terrible...

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