Quel business modèle pour les agences ?

Compte-Rendu de la conférence "Les Relations Presse font leur révolution Internet" (Palais des Congrès, 9 Décembre 1999).

Quand un article récent annonce (ou dénonce) que moins de 2 % des journalistes lisent les communiqués de presse envoyés par les agences de relations presse (RP) la consternation s'abat sur la profession ! De quoi, de quoi, ne serions nous plus en phase avec"nos"journalistes, nos produits rédactionnels ne seraient ils plus adaptés, pas assez tendance ? ! ! Dialogue imaginaire : -L'agence RP : "mais , vous les journalistes, que voulez - vous au juste ?" -Le journaliste : "plus de qualitatif, moins de quantitatif" -L'agence RP : "et comment faisons - nous avec nos clients ?" -Le journaliste : "ben, c'est vous le professionnel, non ? ?" Effectivement, nous sommes des professionnels. Mais Internet a bouleversé nos rapports avec les journalistes. Nous sommes nombreux à vanter Internet mais le réseau des réseaux n'est qu'un tuyau, le contenu et l'analyse restent encore (pour combien de temps ?) l'apanage des humains. Cette confusion entre contenant et contenu risque de coûter cher aux agences de communication, si elles ne s'adaptent pas très rapidement aux nouveaux modes de communication et à leur implication éditoriale. Après tout, tout nouveau contrat signé impose une qualité de prestations pour le client certes, mais aussi pour le journaliste. Nous voyons quotidiennement des prospects nous vanter les mérites de leurs produits, de leurs services et de leur organisation en égrainant les mots de cette fin de siècle : -business models ; -révolution Internet ; -nouveau paradigme ; Mais, nous, les agences de relation presse avons nous vraiment changé notre business model ? Il ne suffit certainement pas d'avoir une messagerie, un site Web, pour être révolutionnaire ou high-tech. Le principe d'Internet n'a pas fondamentalement changé depuis sa création. Le réseau est certes plus étendu, les débits plus importants autorisant un volume de contenu qui évolue plus vite que son accès. L'information ne manque pas c'est sa qualité qui fait le plus souvent défaut. "Trop d'informations tue l'information"- dit l'adage. Alors, qu'attendons - nous pour reformater nos produits, pour être plus sélectif, plus qualitatif pour être en adéquation avec le monde"on line". Analysons le contenu, retransformons le, adaptons le pour nous aussi avoir un business model innovant. En bref, opposons le qualitatif au quantitatif pour éviter que nos communiqués de presse ne finissent à la poubelle.

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