Start-Up et Relations Presse : la nécessité de formaliser le discours

L'agence Parabole nous fait part de son expérience.

Quand une start-up vient nous consulter pour des prestations de relations presse ou publiques, il n'est pas toujours évident de lui faire comprendre notre mode de fonctionnement. Il nous est parfois difficile de gérer la communication de ces "business model" qui seront peut être dépassés, oubliés ou effacés dans un ou deux ans. Ces entreprises très (trop) pressées, très stressées ne saisissent pas toujours l'intérêt d'une telle communication, notre première mission consiste donc à expliciter les principes de l'élaboration d'une communication efficace. La création et le développement d'une start-up nécessitent un fort investissement personnel de tous ses membres. Le temps manque, il faut aller vite et toucher juste. Mais, peut-on réellement évoluer avec un langage différent ? Une agence de communication n'est pas un simple prestataire de services : elle doit avant tout s'approprier le message de la start-up pour bien le communiquer. Si la communication se limitait à de simples coups de fils et à l'envoi de communiqués de presse, le monde serait trop beau et le travail trop simple. La communication repose sur trois axes qu'une agence se doit de maîtriser : le message, l'émetteur et le récepteur. Favoriser l'un au dépens des deux autres conduit inévitablement à l'échec de la communication. Le message n'est pas le plus simple à gérer. Le travail d'un directeur conseil et d'un rédacteur consiste justement à faire parler les dirigeants des start-up pour formaliser leur discours. L'agence doit s'approprier les termes et les concepts sous-jacents à leur "business-model". C'est dans cette optique que l'agence Parabole a crée les discours de références start-up. Mais de quoi s'agit-il concrètement ? Une fois les premiers contacts établis avec les start-up, l'Agence dépêche l'un de nos rédacteurs sur place pour interviewer individuellement les dirigeants. Ces entretiens qui peuvent durer jusqu'à une dizaine d'heures (réparties sur plusieurs rendez-vous), permettent de recadrer le discours des différents intervenants. Le rédacteur entreprend alors la formalisation du discours selon les cibles de communication de l'entreprise, par exemple ; tel terme ne sera pas employé face à des journalistes "grand public" mais reviendra plutôt dans un face à face avec des interlocuteurs financiers. À chaque cible de communication un discours précis est ainsi pensé et rédigé avec des mots clés significatifs. Ce discours suivra l'entreprise pendant son développement en permettant aux dirigeants de donner une image logique et pérenne de celle-ci. Les entreprises établies sont rarement preneuses de ce type de produits rédactionnels. Rodées aux démarches de communication depuis des décennies, ce type de discours (appelés aussi "mission statement" dans le monde anglo-saxon) est souvent géré en interne par les différents départements. Néanmoins, on pourrait se demander si dans le cas de Microsoft, un discours de référence renouvelé et adapté ne positionnerait pas plus clairement et plus franchement l'entreprise face à la montée en puissance des logiciels Open Source. Quand Linux assène les mots gratuité, transparence, échange, quels mots Microsoft pourrait (devrait) y opposer ? Le discours de référence est un outil à double usage : d'une part, pour la start-up mais également pour l'agence de communication. Commencer une collaboration par un discours de référence, c'est s'assurer que le client comme l'agence utilisent les mêmes mots et les mêmes concepts. Le message peut alors être rédigé et transmis.

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