Haro sur l'utilisation de bisphénol A dans les emballages

Le principe de précaution mis en avant.

Créé à l'initiative de scientifiques, de médecins, d'ONG et d'associations de malades, RES, le Réseau Environnement Santé, a pour objectif déclaré de peser sur les politiques publiques et de lutter contre l’influence des lobbys industriels.

Le premier dossier auquel s'attaque le réseau est celui du bisphénol A, ce composant chimique largement utilisé dans l'industrie de l'emballage et qui a su faire l'unanimité contre lui... en Amérique du Nord.

Utilisée pour assouplir les matériaux des bouteilles de lait et des biberons ou intégrée dans les revêtements intérieurs des boîtes de conserve, cette substance a carément été bannie au Canada, sur la foi d'études américaines qui notent des possibilités, même à faibles doses, d'atteintes au cerveau, à la prostate, aux glandes mammaires, voire des modifications de l'âge de la puberté chez les filles.

Les autorités françaises et européennes, estiment de leur côté que les doses incriminées sont trop peu importantes pour représenter un danger.

Pour le Réseau Environnement Santé, le principe de précaution doit immédiatement s'appliquer à cette substance, rappelant notamment le précédent du scandale de l'amiante.

L'amiante qui, rappelons le, ne présente aucun danger... pour les autorités canadiennes !

En attendant une avancée sur le dossier, il est possible de reconnaître les emballages contenant du bisphénol A à leur code de recyclage : le code de recyclage n°7 est à proscrire et les codes n°3 et n°6 à éviter.

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