Que devient Quark ? Que devient XPress ?

Une version 5.0 d'XPress qui tarde à sortir alors que le grand concurrent, Adobe, affiche beaucoup de prétention avec InDesign et InScope.

Le

Pour Quark, c'est le moment ou jamais d'abandonner la politique toute en discrétion -et c'est le moins que l'on puisse dire- qui a été la sienne depuis toujours. À croire que ses responsables s'étaient contentés de lancer Xpress, leur produit phare, puis s'en étaient allé dormir sur leurs lauriers avec la certitude que Quark dominerait désormais le marché des arts graphiques. Et qu'il le dominerait toujours. L'engourdissement paraissait si profond que la sortie du pipe-line d'Adobe, voici un peu plus d'un an, du challenger d'XPress InDesign, n'avait provoqué aucune réaction -ne serait-ce d'orgueil- de la firme de Denver. Du moins dans l'immédiat car les douze prochains mois promettent -enfin- d'être riches en annonces. Quark va tenter de démontrer son intérêt pour des solutions d'envergure, de préférence à une simple offre en logiciels. Avec, pour pivot : Xpress, dont la version 5.0 est annoncée comme devant sortir au second trimestre 2001, mais aussi e.Stage, outil de production de catalogues, et Mirim, logiciel de création de catalogues à la volée.

XPress 5.0 à l'heure du PDF et du Web

D'améliorations en améliorations, le produit phare de Quark est parvenu aujourd'hui à la version 4.11. Dès son origine, comme on le sait, Xpress a été conçu comme un noyau central, support d'Xtensions, Xtensions dont le développement -et le coût- est totalement confié à des partenaires extérieurs. Avec, pour principal avantage, l'assurance que le produit global évolue en cernant de très près les exigences des utilisateurs. Cette politique a constitué la force d'XPress, mais elle comporte également des inconvénients : d'une part, la valeur ajoutée s'est peu à peu trouvée entre les mains de développeurs extérieurs tandis que, d'autre part, Quark a été de moins en moins incité à améliorer le noyau central dont il était responsable. Cette approche risque de changer de façon assez radicale. La philosophie sur laquelle s'appuie Quark aujourd'hui consiste à faire d'XPress un véritable pôle plurimédia basé sur une gestion aussi efficace et économe que possible. L'idée -logique- est d'éviter à un graphiste qui souhaite travailler vers plusieurs types de supports papiers et électroniques, téléphones mobiles Wap compris, de devoir adapter le contenu, média par média. Avec l'aide du nouveau standard industriel de données et de fichiers via Internet qu'est XML. Quark sait déjà le faire, mais c'est au prix de certaines procédures qui ne peuvent valablement perdurer tant elles sont dépassées. Même si cela marche tout de même, et plutôt bien. Outre XPress 4.11 et une base de données -en l'occurrence Oracle -, ces procédures font appel à une solution de gestion de contenu, QuarkDMS, et à une Xtension d'XPress, avenue.Quark. Grâce aux facultés d'XML, qui distingue le fond de la forme du message, cette Xtension permet de baliser un contenu XPress et, par conséquent, de produire des fichiers XML, mais aussi, à l'inverse, de récupérer du XML sur Internet et de l'importer dans XPress. Cette solution a peu de temps à vivre car la sortie prochaine de Quark XPress 5.0 simplifiera grandement la démarche. XPress 5.0 intégrera les fonctionnalités d'avenue. Cette version pourra générer directement, dans un premier temps, du html, puis au fil des améliorations successives du logiciel, du sgml. Il sera également possible de produire des fichiers PDF via Acrobat Distiller. Plus tard, assure-t-on chez Quark France, il est prévu de générer directement du PDF natif avec XPress. Un mot de plus sur QuarkDMS (Quark Digital Media System) qui vient d'être brièvement mentionné. Cette solution de gestion intelligente des contenus (également appelés méta données), développée en Allemagne et qui intègre une base de données Oracle, est commercialisée depuis le printemps dernier. C'est un serveur qui génère le bordereau d'accompagnement du fichier numérique en le stockant et en l'archivant. C'est sur ce bordereau que vont pouvoir ensuite s'appuyer les recherches de fichiers pour l'identifier.

Pour la production de catalogues : e.Stage et Mirim

La sortie sur le marché de Quark e.Stage, nouvelle solution de rationalisation de processus lourds de publication de Quark, est prévue début 2001. Dans un premier temps, ses applications concerneront essentiellement la production de catalogues. Construire un catalogue consiste à réunir et à unifier les éléments parfaitement disparates que sont les références, les descriptions, les prix et les images. Ces éléments sont d'autant plus disparates qu'ils proviennent, le plus souvent, de sources et de systèmes informatiques différents. Face aux solutions concurrentes existantes, mais lourdes et propriétaires, Quark a conçu e.Stage, système client/serveur, pour répondre à ce besoin d'unification des informations, tout en ajoutant une notion de réactivité permanente (bien utile en cas de changement de prix, par exemple). Comment cela fonctionne-t-il ? La solution e.Stage se situe, chez l'utilisateur, en aval des éléments d'informations et crée des liens, des échanges de correspondance au format XML. Il y a autant de champs de correspondance que de références. Associé à XPress, qui prend en charge la mise en page, e.Stage - qui a cependant ses propres notions de gabarit -, permet d'associer à ces références une feuille de style et d'accéder à la publication multimédia totale : papier, web et wap.

La production d'un catalogue multimédia avec e.stage

Associé à e.Stage, Mirim constitue une autre solution destinée aux marketeurs directs qui désirent créer des catalogues à la volée selon des critères techniques et/ou économiques pré-établis. C'est un outil d'aide à la décision, à la gestion et, par conséquent, de rentabilisation des projets de catalogues. Mirim est une boîte à outils. Ce qui explique que cette solution exige un travail sérieux d'intégration aux systèmes informatiques existants. La solution fonctionne seulement si elle a été correctement adaptée aux critères de l'utilisateur. La multiplication des systèmes à intégrer constitue une approche capitale aujourd'hui et un choix semble-t-il partagé par tous les éditeurs de logiciels.

Wrapture : créer en 3D

En préambule à sa vague prochaine de nouveaux concepts, Quark, qui pense à s'investir davantage aussi dans le packaging, commercialise depuis moins d'un mois un logiciel de création et de visualisation en trois dimensions (3D) testé avec succès par un de nos abonnés, Graphic Way, à Issy-les-Moulineaux. QuarkWrapture est un logiciel à part entière basé sur les fonctionnalités d'XPress. Il concurrence directement les logiciels de DAO et de PAO bien connus dans l'emballage, tels qu'Adobe Illustrator et ArtWork Artpro. Comme eux, Wrapture sait importer une structure EPS existante, créer la mise en forme, importer les images, positionner le texte, déterminer les plis et traits de coupes, etc., mais sa compétence à restituer un rendu en 3 dimensions permet d'éviter des étapes de maquette, de découpe, de collage et d'épreuvage. D'autant que les fichiers produits par QuarkWrapture sont livrables au donneur d'ordres aux formats JPEG ou QuickTime VR.

Le futur de Quark ? Devenir facilitateur ?

Après la reprise de Quark Publishing System (QPS), sa grande solution de gestion d'équipes éditoriales, par un des développeurs d'Xtensions, Modulo, Quark semble avoir quelque peu digéré sa réorganisation interne. XPress continue à être le produit vedette de Denver. Il y mobilise une bonne centaine de chercheurs et de développeurs. Cependant, un siège social européen a été installé à Neuchâtel, en Suisse, avec un centre de développement en Allemagne où la grande majorité des produits Quark sont en gestation. Un mot sur la France : le service au client est toujours installé à Malakoff sous la direction générale de Sophie Brun, Sylvain Dauvilliers (publishing) et Marc Dubroca (Content management). En Allemagne, Quark travaille sur des solutions destinées aux très petites entreprises, les TPE. Ces dernières ne peuvent accéder à des systèmes dont le ticket d'entrée est réputé, en effet, très élevé. Quark e.Stage, par exemple, représente un investissement de 600 000 francs au moins. Est-il possible d'espérer une version light d'XPress ? Peut-être bien que Quark édite une mise à jour majeure - payante - d'XPress tous les 4 ans seulement. Les mises à jour mineures sont gratuites. L'intérêt que Quark porte aux entreprises de taille modeste et aux marchés réduits se traduira bientôt par le lancement de CopyDesk, un logiciel inspiré de QPS et qui doit permettre aux journalistes de saisir leurs textes par le biais de masques, et surtout d'une offre dite application service provider. Autrement dit : les utilisateurs n'auront aucune machine, aucun logiciel à acquérir. Ils loueront un service externalisé auquel ils seront reliés par réseau. L'outil existe déjà chez Quark - qui compte ainsi devenir, lui aussi, un peu, facilitateur sur Internet, mais il reste à déterminer les modalités de la facturation de ce service. Cette dernière pourrait s'apparenter à un péage au temps d'utilisation ou au fichier traité. C'est dans l'air du temps. Une version 5.0 d'XPress qui tarde à sortir alors que le grand concurrent, Adobe, affiche beaucoup de prétention avec InDesign et InScope. Le père-fondateur, Tim Gill, qui part en cédant toutes ses actions. À quand le grand retour de Quark ? Aujourd'hui, peut-être… Pour Quark, c'est le moment ou jamais d'abandonner la politique toute en discrétion -et c'est le moins que l'on puisse dire- qui a été la sienne depuis toujours. À croire que ses responsables s'étaient contentés de lancer Xpress, leur produit phare, puis s'en étaient allé dormir sur leurs lauriers avec la certitude que Quark dominerait désormais le marché des arts graphiques. Et qu'il le dominerait toujours. L'engourdissement paraissait si profond que la sortie du pipe-line d'Adobe, voici un peu plus d'un an, du challenger d'XPress InDesign, n'avait provoqué aucune réaction -ne serait-ce d'orgueil- de la firme de Denver. Du moins dans l'immédiat car les douze prochains mois promettent -enfin- d'être riches en annonces. Quark va tenter de démontrer son intérêt pour des solutions d'envergure, de préférence à une simple offre en logiciels. Avec, pour pivot : Xpress, dont la version 5.0 est annoncée comme devant sortir au second trimestre 2001, mais aussi e.Stage, outil de production de catalogues, et Mirim, logiciel de création de catalogues à la volée.

XPress 5.0 à l'heure du PDF et du Web

D'améliorations en améliorations, le produit phare de Quark est parvenu aujourd'hui à la version 4.11. Dès son origine, comme on le sait, Xpress a été conçu comme un noyau central, support d'Xtensions, Xtensions dont le développement -et le coût- est totalement confié à des partenaires extérieurs. Avec, pour principal avantage, l'assurance que le produit global évolue en cernant de très près les exigences des utilisateurs. Cette politique a constitué la force d'XPress, mais elle comporte également des inconvénients : d'une part, la valeur ajoutée s'est peu à peu trouvée entre les mains de développeurs extérieurs tandis que, d'autre part, Quark a été de moins en moins incité à améliorer le noyau central dont il était responsable. Cette approche risque de changer de façon assez radicale. La philosophie sur laquelle s'appuie Quark aujourd'hui consiste à faire d'XPress un véritable pôle plurimédia basé sur une gestion aussi efficace et économe que possible. L'idée -logique- est d'éviter à un graphiste qui souhaite travailler vers plusieurs types de supports papiers et électroniques, téléphones mobiles Wap compris, de devoir adapter le contenu, média par média. Avec l'aide du nouveau standard industriel de données et de fichiers via Internet qu'est XML. Quark sait déjà le faire, mais c'est au prix de certaines procédures qui ne peuvent valablement perdurer tant elles sont dépassées. Même si cela marche tout de même, et plutôt bien. Outre XPress 4.11 et une base de données -en l'occurrence Oracle -, ces procédures font appel à une solution de gestion de contenu, QuarkDMS, et à une Xtension d'XPress, avenue.Quark. Grâce aux facultés d'XML, qui distingue le fond de la forme du message, cette Xtension permet de baliser un contenu XPress et, par conséquent, de produire des fichiers XML, mais aussi, à l'inverse, de récupérer du XML sur Internet et de l'importer dans XPress. Cette solution a peu de temps à vivre car la sortie prochaine de Quark XPress 5.0 simplifiera grandement la démarche. XPress 5.0 intégrera les fonctionnalités d'avenue. Cette version pourra générer directement, dans un premier temps, du html, puis au fil des améliorations successives du logiciel, du sgml. Il sera également possible de produire des fichiers PDF via Acrobat Distiller. Plus tard, assure-t-on chez Quark France, il est prévu de générer directement du PDF natif avec XPress. Un mot de plus sur QuarkDMS (Quark Digital Media System) qui vient d'être brièvement mentionné. Cette solution de gestion intelligente des contenus (également appelés méta données), développée en Allemagne et qui intègre une base de données Oracle, est commercialisée depuis le printemps dernier. C'est un serveur qui génère le bordereau d'accompagnement du fichier numérique en le stockant et en l'archivant. C'est sur ce bordereau que vont pouvoir ensuite s'appuyer les recherches de fichiers pour l'identifier.

Pour la production de catalogues : e.Stage et Mirim

La sortie sur le marché de Quark e.Stage, nouvelle solution de rationalisation de processus lourds de publication de Quark, est prévue début 2001. Dans un premier temps, ses applications concerneront essentiellement la production de catalogues. Construire un catalogue consiste à réunir et à unifier les éléments parfaitement disparates que sont les références, les descriptions, les prix et les images. Ces éléments sont d'autant plus disparates qu'ils proviennent, le plus souvent, de sources et de systèmes informatiques différents. Face aux solutions concurrentes existantes, mais lourdes et propriétaires, Quark a conçu e.Stage, système client/serveur, pour répondre à ce besoin d'unification des informations, tout en ajoutant une notion de réactivité permanente (bien utile en cas de changement de prix, par exemple). Comment cela fonctionne-t-il ? La solution e.Stage se situe, chez l'utilisateur, en aval des éléments d'informations et crée des liens, des échanges de correspondance au format XML. Il y a autant de champs de correspondance que de références. Associé à XPress, qui prend en charge la mise en page, e.Stage - qui a cependant ses propres notions de gabarit -, permet d'associer à ces références une feuille de style et d'accéder à la publication multimédia totale : papier, web et wap.

La production d'un catalogue multimédia avec e.stage

Associé à e.Stage, Mirim constitue une autre solution destinée aux marketeurs directs qui désirent créer des catalogues à la volée selon des critères techniques et/ou économiques pré-établis. C'est un outil d'aide à la décision, à la gestion et, par conséquent, de rentabilisation des projets de catalogues. Mirim est une boîte à outils. Ce qui explique que cette solution exige un travail sérieux d'intégration aux systèmes informatiques existants. La solution fonctionne seulement si elle a été correctement adaptée aux critères de l'utilisateur. La multiplication des systèmes à intégrer constitue une approche capitale aujourd'hui et un choix semble-t-il partagé par tous les éditeurs de logiciels. Wrapture : créer en 3D En préambule à sa vague prochaine de nouveaux concepts, Quark, qui pense à s'investir davantage aussi dans le packaging, commercialise depuis moins d'un mois un logiciel de création et de visualisation en trois dimensions (3D) testé avec succès par un de nos abonnés, Graphic Way, à Issy-les-Moulineaux. QuarkWrapture est un logiciel à part entière basé sur les fonctionnalités d'XPress. Il concurrence directement les logiciels de DAO et de PAO bien connus dans l'emballage, tels qu'Adobe Illustrator et ArtWork Artpro. Comme eux, Wrapture sait importer une structure EPS existante, créer la mise en forme, importer les images, positionner le texte, déterminer les plis et traits de coupes, etc., mais sa compétence à restituer un rendu en 3 dimensions permet d'éviter des étapes de maquette, de découpe, de collage et d'épreuvage. D'autant que les fichiers produits par QuarkWrapture sont livrables au donneur d'ordres aux formats JPEG ou QuickTime VR. Le futur de Quark ? Devenir facilitateur ? Après la reprise de Quark Publishing System (QPS), sa grande solution de gestion d'équipes éditoriales, par un des développeurs d'Xtensions, Modulo, Quark semble avoir quelque peu digéré sa réorganisation interne. XPress continue à être le produit vedette de Denver. Il y mobilise une bonne centaine de chercheurs et de développeurs. Cependant, un siège social européen a été installé à Neuchâtel, en Suisse, avec un centre de développement en Allemagne où la grande majorité des produits Quark sont en gestation. Un mot sur la France : le service au client est toujours installé à Malakoff sous la direction générale de Sophie Brun, Sylvain Dauvilliers (publishing) et Marc Dubroca (Content management). En Allemagne, Quark travaille sur des solutions destinées aux très petites entreprises, les TPE. Ces dernières ne peuvent accéder à des systèmes dont le ticket d'entrée est réputé, en effet, très élevé. Quark e.Stage, par exemple, représente un investissement de 600 000 francs au moins. Est-il possible d'espérer une version light d'XPress ? Peut-être bien que Quark édite une mise à jour majeure - payante - d'XPress tous les 4 ans seulement. Les mises à jour mineures sont gratuites. L'intérêt que Quark porte aux entreprises de taille modeste et aux marchés réduits se traduira bientôt par le lancement de CopyDesk, un logiciel inspiré de QPS et qui doit permettre aux journalistes de saisir leurs textes par le biais de masques, et surtout d'une offre dite application service provider. Autrement dit : les utilisateurs n'auront aucune machine, aucun logiciel à acquérir. Ils loueront un service externalisé auquel ils seront reliés par réseau. L'outil existe déjà chez Quark - qui compte ainsi devenir, lui aussi, un peu, facilitateur sur Internet, mais il reste à déterminer les modalités de la facturation de ce service. Cette dernière pourrait s'apparenter à un péage au temps d'utilisation ou au fichier traité. C'est dans l'air du temps.

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