L'Ecole Estienne s'équipe de deux presses offset Roland 502

Elles ont pour rôle d'accompagner le plan d'investissement de l'école.

Entretien avec Catherine Kuhnmuch, proviseur de l'Ecole Estienne (Ats Graphiques et imprimerie), et Ludovic Poyer, professeur-formateur, à l'occasion de l'acquisition de ces deux presses offset d'imprimerie.

 

Madame Kuhnmuch, quelle était votre motivation au départ pour lancer ce plan d'investissement ?

Catherine Kuhnmuch : Il s'agit de mettre en phase l'équipement de l'Ecole avec les évolutions technologiques du monde professionnel afin d'y préparer au mieux les étudiants d'Estienne et cela parallèlement à un travail important effectué au niveau de l'organisation pédagogique.

L'Ecole formant non pas des conducteurs de presse, mais des techniciens supérieurs appelés à devenir chef de fabrication, l'idée est d'une part d'ouvrir de nouveaux champs exploratoires, en prise directe avec une plus large plate-forme de modes d'impression, et d'autre part, de permettre aux élèves d'être immergés dans un univers de production techniquement à la pointe. D'où le renouvellement et la diversification du parc machine avec différents modes d'impression offset, numérique, flexo, et l'accent mis sur tous les outils de contrôle, de suivi de gestion, d'automatisation.

Et c'est dans le cadre de cette politique que l'Ecole a voulu mettre au service de la pédagogie des presses offset dotées d'un haut niveau d'automatisation et connectées à son système de production en réseau qui relie l'ensemble de la chaîne graphique.

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Pouvez-vous nous présenter vos partenariats mis en place avec différents organismes de formation, et nous préciser le rôle qu'y tient l'Ecole Estienne ?

Catherine Kuhnmuch : L'Ecole est membre du Greta Réseau graphique et, dans ce cadre, développe des formations pour des entreprises ou des individuels qu'il s'agisse de modules sur des aspects techniques pointus ou d'une préparation en un an, sous le régime de l'alternance, du BTS Communication et industries graphiques.

C'est aussi par l'intermédiaire du Greta que l'Ecole a des liens avec l'OPCA CGM dont nous venons, par exemple, de recevoir les thèmes retenus dans un projet d'actions nationales à destination des GRETA et que nous sommes susceptibles de mettre en œuvre. Pour vous donner un aperçu ceux-ci abordent des questions telles que : le devis informatisé, la gestion des flux, le contrôle qualité…

Toujours dans le cadre du Greta, l'Ecole a également eu un partenariat avec l'UIG, Université des industries graphiques, pour la formation de technico-commerciaux dans les industries graphiques.

Enfin, après une année d'interruption liée à des difficultés rencontrées avec notre partenaire universitaire, notre licence professionnelle va renaître à la rentrée 2009 avec un nouveau partenaire, l'UPMC, université renommée également connue sous le nom de Jussieu ; intitulée désormais « intégrateur et responsable de flux numériques dans les industries graphiques », cette formation a montré combien elle répondait aux besoins de la profession et pouvait contribuer à son évolution.

Et il faut souligner que le renouvellement de l'équipement de l'Ecole, son haut niveau technologique sont bien conçus pour répondre aux besoins des différents types de formations qui y sont dispensées, initiale, apprentissage, continue, et qu'ils induisent une synergie profitable à chacune.

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Monsieur Poyer, suite à l'appel d'offres concernant l'achat des deux presses offset 2 couleurs, quelle a été votre méthode pour sélectionner les constructeurs ?

Ludovic Poyer : Dans une telle démarche il faut concilier deux éléments : l'affirmation de ce que l'on souhaite et la réalité d'un marché ouvert où le choix final et la décision reviennent uniquement à la Mairie de Paris, collectivité de rattachement de l'Ecole.
Lors de la préparation du dossier j'ai rencontré la plupart des constructeurs. Le premier critère était le niveau d'automatisation, car comme vous l'a précisé Madame Kunhmuch, nous ne formons pas des conducteurs mais des BTS qui sont amenés à gérer des productions, nous ne devons donc pas perdre du temps sur des opérations comme la mise en route et le lavage.

Le deuxième critère concernait la gestion des flux numériques de production. Nous voulions faire transiter les données GPAO vers les presses par un simple clic, transmettre toutes les informations pour régler la machine et pointer en retour le « temps passé » vers le logiciel de devis, de manière à récupérer immédiatement les infos de temps et donc de coût. En un mot être conforme à la norme CIP4/JDF, pour maîtriser toute la gestion en temps direct sans avoir à remplir de fiche.

Cette approche étant le cœur de nos formations, elle éliminait de fait les constructeurs qui n'étaient pas capables de faire transiter des informations dans les deux sens online.

Qu'est-ce qui a fait pencher la balance du côté de manroland et plus particulièrement vers la ROLAND 502 ?

Ludovic Poyer : La Mairie de Paris ne s'est pas focalisée uniquement sur l'aspect financier, mais a considéré l'ensemble des objectifs techniques à atteindre et les performances intrinsèques des machines. Même si les critères de notation mis en place donnaient une place importante à l'automatisation, à la transmission des données et au coût, les critères annexes ont joué un rôle non négligeable : le format, le grammage maxi, la formation des professeurs…

Après analyse de la Mairie de Paris les « manroland » sont arrivées facilement en première position avec 2 points forts : leurs équipements en série qui répondaient totalement au cahier des charges et leur très grande polyvalence papier/carton, même si notre demande initiale n'était que 4/10e. Ces deux ROLAND 502 nous autorisent des impressions sur des supports jusqu'à 1 mm. D'autres facteurs ont également fait pencher la balance comme par exemple la formation en 2 x 5 jours sur site, juste après la livraison, ou encore et surtout l'installation même des machines et la pertinence de la solution proposée pour leur acheminement dans le dédale des couloirs et des escaliers de l'école !

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En quelques mots, et pour conclure, comment vous inscrivez vous en tant que professeur « formateur » dans cette démarche globale de rénovation ?

Ludovic Poyer : Le métier de formateur demande à la fois une vraie expérience professionnelle en entreprise et d'aimer le contact avec les étudiants.

Le formateur doit faire de la formation initiale et de la formation continue, les deux sont complémentaires. Cela permet de garder l'équilibre entre formation académique et expérience pratique. Celui qui enseigne dans un centre de formation sans contact sur l'extérieur est très vite dépassé. En faisant de la formation continue dans les entreprises, on est confronté aux problématiques réelles, aux besoins, aux attentes…

Cela est profitable pour nos jeunes car nous rapportons cette expérience dans notre approche pédagogique, sans décalages techniques. Je crois qu'aujourd'hui l'Ecole Estienne est en phase avec son rôle et ses ambitions. Cela a pu se faire grâce à l'action de Madame Kuhnmuch qui, dès son arrivée, a su prendre les bonnes décisions pour remettre l'école sur les bons rails.

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