BANC D'ESSAI : Le PDF à l'écran comme à l'impression avec MacOS X

Un peu déroutant mais plutôt agréable et sécurisant : le nouveau système d'exploitation d'Apple testé en version bêta semble confirmer les directions annoncées.

Il est plus résolument trempé dans la génération multimédia et permet d'afficher du vrai PDF. Qui s'en étonnerait ? Sortie de la première version commercialisable en début d'année prochaine. Les rapports que les utilisateurs entretiennent avec le monde d'Apple et, plus particulièrement, avec la convivialité de son système d'exploitation, MacOS, sont on ne peut plus tranchés, faits d'amour et de haine. On aime follement ou on peste contre les promesses non tenues. Qui ne s'est jamais entendu dire par un responsable du service après-vente d'Apple qu'il fallait toujours conserver la version antérieure d'OS parce qu'on ne sait jamais ? Il est encore trop tôt pour tirer un bilan du tout nouveau MacOS X que Steve Jobs a présenté lui-même au cours de son keynote habituel lors du dernier Apple Expo à Paris. Une version bêta publique y était en vente à un prix très modique et des centaines d'Applemaniaques se sont presque battus pour en acquérir un exemplaire. Il est trop tôt, mais le temps est peut-être venu d'écouter les premiers commentaires des utilisateurs. Ce qu'en dit Apple On vous le donne en mille, les concepteurs de la marque à la pomme sont fiers de leur bébé. Et, notamment, de son identité très Internet ; du noyau du système, Darwin, qui est basé sur la technologie Unix, ainsi que de la nouvelle interface graphique Aqua, élégante et facétieuse dans sa manière de gérer les fenêtres miniatures, les barres de menus et celle d'icône, baptisée Dock. Aqua, qu'on l'aime ou non, fait paraître vieux et démodé notre vieil affichage Windows, voire même celui de la version MacOS précédente. MacOS X est également présenté comme un système à mémoire protégée, multi-tâches, qui gère les périphériques, les fichiers et les réseaux TCP/IP, Appletalk et PPP. Il est surtout destiné en priorité aux nouveaux Mac biprocesseurs de la gamme Apple. Il est doté d'un nouveau cœur graphique 2D baptisé Quartz – sur lequel repose tout l'affichage écran - et qui est sur standard PDF. Voici ce que les professionnels de l'impression doivent retenir de MacOS X. Le nouveau système d'exploitation d'Apple dispose de fonctionnalités beaucoup plus grand public – dont des capacités à supporter des animations et des jeux en 3D – et des outils de recherche et de mail sur Internet (Microsoft Internet Explorer, Mail Client, QuickTime Player et Sherlock). Voici pour l'institutionnel. Mais qu'en pensent les premiers utilisateurs ? Il serait malhonnête de se montrer trop critique vis-à-vis d'un produit en début de carrière et qui, s'il présente certainement –et sans surprise – des défauts, a aussi des qualités. D'après les confidences recueillies auprès de grands utilisateurs du Macintosh et qui ont eu l'occasion de tester le nouveau système d'exploitation, la version bêta publique n'est pas davantage buguées que les précédentes. Autrement dit, rien des dysfonctionnements constatés n'est définitif. Les solutions sont seulement question de temps. Par contre, il semble qu'une étape supplémentaire vers la convivialité et la fiabilité ait été franchie avec MacOS X. C'est sur ces points que nous insisterons surtout. Élégance de l'interface utilisateur Les témoignages se recoupent déjà quant à l'approche de la machine. La culture reste la même –celle d'un Apple innovateur –, mais il y a tout de même rupture dans les habitudes de travail. Non au niveau de l'utilisation d'Internet –l'approche est, au contraire, reconnue simplifiée– mais de la gestion des fichiers et de la création. Dès la mise en route, on est conquis par l'interface utilisateur Aqua –c'est-à-dire sur l'apparence à l'écran. Tout repose sur des effets de transparence, des icônes au design soigné, fluide, translucide. Les fenêtres apparaissent et disparaissent en se déroulant ou en s'enroulant avec un effet malicieux et facétieux. Agréable, mais il faut s'y faire. Une barre inférieure, baptisée Dock, est chargée de recueillir les icônes et les fichiers le plus fréquemment utilisés par l'opérateur. Les icônes dorment jusqu'à ce que le passage de la souris les fasse comme bondir et grossir de manière très comique. Les utilitaires, comme l'horloge, sont transparents et allouent ainsi davantage de place à l'écran. L'esprit Apple. Finis les redémarrages laborieux A l'usage, il se dégage une impression de fiabilité et de stabilité du système MacOS X. C'est un effet, explique-t-on, de l'allocation dynamique de la mémoire et de la nature multitâche de l'outil. Qu'est-ce que cela signifie ? Chaque logiciel ou application possède son propre espace mémoire. En cas de problème et de blocage de cette application, seul cet espace est concerné et stoppé. Le reste du système – et, avec, les autres applications – n'en est nullement affecté et fonctionne normalement. Finis les redémarrages laborieux et dévastateurs ! Plusieurs applications peuvent être lancées sans risquer le blocage total et c'est bien appréciable. De plus, le système d'exploitation agit en surveillant. Il veille à la bonne activité du processeur et à ce que les travaux en cours disposent bien de la puissance et de la mémoire qui leur sont nécessaires. Quartz est aussi suffisamment armé pour faire fonctionner ensemble, sur la même plate-forme, les trois grands standards que sont PDF d'Adobe, Open GL et QuickTime d'Apple. Cette disposition va très sensiblement améliorer le travail des créatifs. Ceux qui sont dans l'imprimé, plus particulièrement, apprécieront que, grâce au format PDF, la technologie d'écran et d'impression soient identiques. À noter, par ailleurs, qu'il est possible de générer directement du PDF natif. Cette impression de fiabilité et de sécurité tient également à la nature même de l'interface utilisateur de MacOS X. Malgré ses charmes uniques, Aqua n'est pas réellement un concept révolutionnaire donc, fragile. Elle est directement issue de la technologie fenêtre/souris bien connue et développée voici une vingtaine d'années par Xerox et Apple. Attention à la mémoire ! Enfin, MacOS X et MacOS 9 savent cohabiter. Mais que la différence est criante ! Vous pourrez toujours appeler vos logiciels habituels sur l'ancienne interface utilisateur, mais la différence sera criante lors de votre premier essai. Vous n'aurez qu'une envie : revenir vers MacOS X ! Terminons par un défaut. Le finder permet d'accéder de trois façons différentes aux dossiers et aux fichiers. De plus, il est possible de les visualiser via la création d'icônes sur le bureau. C'est une astuce apparente et apparente seulement. Les risques de confusion et d'erreurs en sont grandis. Enfin, la configuration minimale exigée pour accueillir MacOS X - iMac, iBook, PowerMac G3 et Cube, PowerBook datant de septembre 1998 et doté de 128 Mo de mémoire vive et de MacOS 9 - , laisserait plutôt à penser que MasOS X est gourmand en mémoire.

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