Le groupe d'imprimerie CPI passe sous le contrôle de ses banques

360 millions de créances vont remonter au capital.

La construction de groupes ex-nihilo par la biais d'opérations de LBO (leveraged buy-out) - un rachat par endettement qui nécessite de générer énormément de cash flow - n'a plus la cote en pleine crise financière et l'exemple de CPI le démontre une fois de plus.

Le numéro un français de l'imprimerie et numéro un européen du livre, le groupe CPI (Chevrillon Philippe Industries), constitué à partir de 1996 par acquisitions d'unités indépendantes en LBO et qui contrôle aujourd'hui des unités de production aussi prestigieuses que les français Firmin Didot, Bussière, Brodart et Taupin, Hérissey, les britanniques Cox & Wyman, Fulmar et Liberfabrica et les allemands Clausen & Bosse and Ebner & Spiegel, notamment, va en effet passer sous le contrôle d'un syndicat de 25 banques créancières, conduit par Lazard.

360 millions d'euros de dettes vont ainsi être converties en 120 millions d'euros de capital, changeant radicalement l'actionnariat de la société qui était jusqu'à présent constitué par les fonds d'investissement CVC Capital Partners et Cognetas.

Décryptage : initialement présent sur le marché du livre noir, un marché de "produits frais" peu délocalisables et générateurs de cash flow, le groupe paie aujourd'hui sa diversification sur le marché du livre couleur, un marché particulièrement compétitif et soumis à une concurrence féroce de l'Italie et de l'Asie du Sud Est. 

 

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