Mesures anti-crise du Gouvernement fédéral belge : les imprimeurs sont déçus !

Febelgra, la fédération des imprimeurs belges dénonce, à l'unisson du patronat d'outre-Quiévrain, les mesures gouvernementales visant à pénaliser financièrement le licenciement. GraphiLine rediffuse in extenso la position de la Febelgra.

Toutes les organisations d’employeurs belges, notamment la Febelgra, qui regroupe le secteur des industries graphiques et de l'imprimerie, font état de leur profonde déception face aux mesures anti-crise du gouvernement fédéral.

Elles estiment surtout que l’amende imposée aux entreprises contraintes de licencier des collaborateurs est inacceptable.

"Les chefs d’entreprise ne licencient pas leurs collaborateurs pour le plaisir, mais uniquement par nécessité. Cette mesure est une gifle pour les milliers d’entreprises qui tentent de garder le cap en dépit de circonstances difficiles,” affirment la FEB, UNIZO, l’UCM, l’Agrofront, VOKA, l’UWE et BECI. Les organisations d’employeurs y voient une mesure unilatérale et de nature à alourdir la charge administrative, ainsi qu’un frein à la relance naissante. Les employeurs du Groupe des 10 (la FEB, l’UNIZO, l’Agrofront, l’UCM) aborderont la question dans les prochains jours au sein de leurs Conseils d’Administration respectifs et se concerteront ensuite sur la question de savoir si la poursuite des négociations relatives à un statut unique pour les ouvriers et les employés est encore utile.

Le gouvernement a décidé que les ouvriers qui sont licenciés auront droit, pendant le premier semestre 2010, à 1 666,00 EUR nets, en plus de la prime de licenciement existante. Dans de nombreux cas, l’employeur devra payer lui-même un tiers de ce montant (pour les ouvriers n’ayant pas préalablement fait l’objet des mesures de chômage temporaire, de crédit-temps de crise ou de diminution collective du temps de travail). Les secteurs et les entreprises qui n’ont jusqu’ici pas eu recours aux mesures anti-crise font aujourd’hui, très paradoxalement, les frais de cette nouvelle mesure. Les entreprises contraintes de laisser partir des collaborateurs sont ainsi doublement pénalisées. L’amende vaut pour tout type de licenciement ; donc également en cas de licenciement ordinaire, non lié à la crise. Une entreprise qui licencie un travailleur qui ne convient vraiment pas s’expose de ce fait à une amende.

Les organisations d’employeurs redoutent également des troubles sociaux chaque fois qu’une entreprise qui connaît des difficultés temporaires aura recours au chômage temporaire pour ouvriers. Ces derniers y verront en effet potentiellement un signe avant-coureur de licenciement.

“Alors qu’ils devraient aider les entreprises à traverser l’année 2010 et favoriser la relance, les pouvoirs publics font, avec ces mesures, tout juste le contraire,” concluent les organisations d’employeurs.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...