La Filpac-CGT en appelle à la création d'une sécurité sociale dans l'imprimerie de labeur

L'organisation syndicale vient de publier un rapport présentant 26 propositions concrètes pour "le développement économique et social des industries graphiques".

Alors que la rentrée sociale s'affiche comme tendue en ce mois de Septembre, la Filpac CGT vient de dévoiler les résultats d'une étude portant sur la situation des Industries graphiques et de l'imprimerie, intégrant 26 propositions concrètes pour sortir du "cataclysme social" dans lequel se trouve la filière.

Ce rapport, disponible en ligne sur le site de la Filpac CGT, est la synthèse de différentes tables rondes organisées durant l'été auxquelles ont participé des professionnels du secteur tout comme des représentants des pouvoirs publics et des donneurs d'ordres.

Le constat le plus marquant que dresse cette étude est que les effectifs des industries graphiques et de l'imprimerie sont passés de 92000 salariés en 1990 à 38000 aujourd'hui, pour les entreprises de plus de 10 salariés, pour un volume imprimé en progression de 11%.

Dans ce contexte, le Filpac-CGT fait plusieurs propositions dont l'objectif est de préserver l'emploi ou d'accompagner des reconversions, par la mise en place d'une sécurité sociale propre au labeur.

Parmi ces propositions, notons en particulier:

  • la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) de branche. Elle aurait pour objectifde mettre en place une politique de l’emploi et de la formation sur les cinq prochaines années en intégrant les évolutions technologiques et les besoins en emploi. Cette GPEC devrait concerner les structures professionnelles patronales, les organisations syndicales avec l’assistance de l’Observatoire des métiers et l’OPCA-CGM. Elle devrait déboucher sur des propositions concrètes sur les contenus de formation professionnelle première et sur la formation professionnelle continue.
  • la mise en place d'une structure pour les salariés perdant leur emploi. Ceux-ci garderaient leur contrat de travail et bénéficieraient de formation longue si nécessaire et d’un reclassement dans la branche. Cette structure serait dotée de fonds issus de cotisation des entreprises, de fonds publics nationaux et européens et, pour la formation, des fonds des OPCA concernées. Ele serait gérée de manière tripartite : employeurs, syndicats, pouvoirs publics
  • la mise en place d’une convention collective commune à la chaîne graphique. Cette convention collective unique intègrerait les évolutions tant dans l’organisation du travail que dans les qualifications aujourd’hui en vigueur dans la filière.

Autres pistes explorées par la Filpac CGT, dans le domaine des relations imprimeurs donneurs d'ordres cette fois-ci, l'élaboration d'une charte de sous-traitance, la mise en place d'une taxe carbone et la création d'un logo indiquant qu'un imprimé a été réalisé selon des impératifs de localisation de la production, de développement durable et dans le plain respect de normes sociales répondant aux conventions collectives et aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

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