Flux de production (vol 6) - Le CtPress

Sur quel type de sortie doit déboucher votre flux numérique tout neuf ? Avant de faire votre choix, apprenez à identifier les différentes solutions envisageables. Après le CtF et le CtP, intéressons-nous à la gravure directe sur le cylindre de la presse.

La course à l'évolution technologique est incessante. Raccourcir ou supprimer les étapes, c’est le maître-mot. Le CtF permet de se passer de la table lumineuse. Le Ct, de se passer du film. Le CtPress permet déjà de se passer du CtP ! On a dépassé, mais à peine, le stade du prototype : graver directement sur la presse sera le grand pari de la décennie qui vient. Les systèmes computer to press, nous les connaissons depuis la Drupa 95 avec le lancement de la petite Quickmaster 46-4 DI. Ce n’était pas la première machine de ce type, quelques constructeurs japonais ayant soufflé la politesse à Heidelberg. Par contre, c’était sans doute la plus achevée et, surtout, elle bénéficiait en Europe du marketing puissant dont le constructeur allemand est coutumier. MAN Roland dévoilait, pour sa part, dans le même temps mais assez timidement, le premier prototype de sa technologie Dicoweb. Depuis, Scitex a développé avec KBA la 74 Karat – un laser grave de simples et banales plaques aluminium sur machine. Heidelberg, de son côté, a adapté la technologie de la Quickmaster DI à la famille Speedmaster avec la Speedmaster 74 DI dont plusieurs exemplaires tournent déjà en France. Enfin, ces applications de la technique de la gravure directe sur machine étaient présentes en mai dernier à Düsseldorf. MAN Roland proposait une machine entièrement déclinée sur son procédé Dicoweb et Komori un Project D dont on ne connaît encore que la théorie. Mais malgré qu’elle intègrent de véritables bombes technologiques sur lesquelles l’imprimerie de demain sera entièrement basée, ces machines restent de vraies machines d’imprimeurs. Elles doivent donc être mises entre les mains de vrais conducteurs offset. D’autant qu’elles représentent un investissement élevé : plus de 2 millions de francs, par exemple, pour la Quickmaster, et davantage, bien entendu, pour de plus gros équipements. Mais elles s’inscrivent dans un savoir-faire, dans un métier qu’elles révolutionnent tout en en respectant les structures. Avec elles, un imprimeur demeure un imprimeur. Prochain volet : l’impression numérique professionnelle

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