Flux de production (vol 7) - L'imposition directe sur plaque virtuelle

Sur quel type de sortie doit déboucher votre flux numérique tout neuf ? Avant de faire votre choix, apprenez à identifier les différentes solutions envisageables. Une revue de détail de la véritable impression numérique industrielle.

Nous avons pu évoquer ici un certain nombre de solutions professionnelles dont les effets sont parfois assez profonds sur l'organisation des entreprises. Mais elles ne remettent jamais ces dernières en cause. Ce n'est plus tout à fait le cas avec les presses numériques du type Indigo ou Xeikon. Elles font appel à des techniques mais aussi à des concepts originaux aptes à déstabiliser le métier tout en lui apportant, sans aucun doute, la diversification salutaire dont il peut avoir besoin. Leur technologie, directement inspirée de l'électrophotographie de votre copieur, est sans plaque. A chaque tour, le tambour génère une image nouvelle, que cette dernière change ounon. Cette particularité fait de ces machines, qui utilisent des encres solides – comme les machines de la famille Xeikon – ou du toner liquide – c'est le cas des machines Indigo –, des outils capables de gérer les données variables, de personnaliser les imprimés. Pour l'instant ces derniers ont un format limité à l'A3+ et le marché de la donnée variable et de la personnalisation est bien hésitant !

Le prix à la page se substitue au calage !

Autre particularité : la rentabilité de telles machines repose sur un calcul différent de l'offset où prime le prix du calage. Avec l'impression numérique, c'est de coût à la page qu'il s'agit. Conséquence : alors qu'en offset plus on imprime moins la page coûte, en impression numérique on additionne des coûts de pages immuables à chaque tour de cylindre. Ajoutez à cette approche particulière le prix du matériel et vous réaliserez qu'un tel investissement se prépare avec un très grand sérieux malgré l'encombrement relativement modeste et sympathique de ces machines. Quant à l'opérateur idéal, il ne peut s'agir d'un simple " PAOiste ". Piloter une Indigo ou une Xeikon nécessite surtout une bonne capacité à jauger la couleur imprimée autrement que sur une imprimante jet d'encre ou laser. De plus, les temps consacrés à la maintenance et à l'entretien sont vraiment importants et ont un coût. L'opérateur devra donc cumuler goût du bel imprimé, dextérité et débrouillardise sur des machines avides de soins. L'offre est suffisante mais tourne autour de deux grandes familles : la famille Indigo, dont certains modèles commencent à être disponibles en OEM – chez AB Dick par exemple – et la famille Xeikon dont les moteurs d'impression équipent de nombreuses solutions incluant Barco, Agfa, Xerox, IBM, jusqu'à MAN Roland qui, désirant présenter des solutions d'impression numérique toner à la Drupa, a totalement emprunté à Xeikon sa technologie pour son offre DicoPress et autres DicoPack.

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