Erik Orsenna découvre le papier et de la chimie verte à Grenoble INP-Pagora

Le secteur du papier sort de sa coquille.

Le 14 février dernier, l'écrivain et académicien renommé Erik Orsenna, en visite à Grenoble INP-Pagora (École internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux) et au Centre Technique du Papier, a pu s'enthousiasmer pour le papier et les biomatériaux sur lesquels travaille ce pôle de formation et de recherche : « Je suis heureux de voir dans mon pays des ingénieurs qui ont choisi d'expliquer la nature, d'être en relation avec l'industrie et d'être au cœur de ce grand basculement qu'est le passage de la chimie pétrolière à la chimie verte ! » a t-il ainsi déclaré.

Après onze années de recherche et d'enseignement dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (Université de Paris I, École normale supérieure), Erik Orsenna exerce des missions de conseil dans les années 80 et 90 auprès du gouvernement et de l'Elysée. Quittant l'Université en 1985, il entre au Conseil d'Etat comme maître des requêtes puis devient conseiller d'Etat en 2000. Parallèlement à ses activités administratives, il se consacre avec succès à l'écriture et obtient en 1988 le Prix Goncourt pour « L'Exposition coloniale ». Il est élu en 1998 à l'Académie française au fauteuil de Jean-Yves Cousteau. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur des sujets variés dont l'un sur le coton.

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L'écrivain, qui se passionne aujourd'hui pour le matériau cellulosique et soutient l'association Culture Papier, s'est lancé dans une enquête le menant aux quatre coins du monde (Canada, Russie, Indonésie, Inde, Brésil, Portugal,...) afin de récolter des informations pour un livre en préparation.

Impressionné par le regroupement dans un même lieu de la formation d'ingénieurs, de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée, il s'est dit convaincu que les acteurs rencontrés (enseignants, chercheurs, entrepreneurs) se trouvent « avec la chimie du bois, à l'orée de nouveaux horizons ». Il a d'ailleurs chaleureusement félicité les étudiants de Grenoble INP-Pagora pour leur choix de s'engager dans le monde de l'industrie -- pour devenir « des producteurs et non des commentateurs » -- et dans le domaine de la chimie verte, « un continent encore peu exploré ».

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