La reprise en MBO du papetier Idempapers sur la voie de la réussite

Dans un contexte économique difficile, la reprise de l'activité de papiers autocopiants d'ArjoWiggins par son management se révèle être une réussite.

Le 1er octobre 2009, ArjoWiggins Belgium SA (AWB) est devenu Idempapers SA à la suite d’un management buy-out (MBO).

La production de papiers autocopiants était le cœur de métier d’AWB.

Depuis 2005, AWB produisait également du papier Couché 1 Face (C1F) standard à hauteur de 8% de son chiffre d’affaires. Au-delà de cela, AWB réalisait des activités non opérationnelles pour le compte du groupe ArjoWiggins, lesquelles représentaient 45% du chiffre d’affaires d’AWB. Suite à la reprise (MBO), ces activités non opérationnelles ont été transférées dans d’autres entités d'ArjoWiggins.

Depuis la reprise, Idempapers se positionne sur 2 marchés complémentaires :

  • les papiers autocopiants
  • Les papiers de spécialités qui recouvrent la production de papiers Couchés 1 Face techniques destinés à des marchés de niche.

A périmètre d’activité constant, le chiffre d’affaires de l’exercice 2010 de l'entreprise a augmenté de 14% par rapport au chiffre d’affaires de la même période en 2009, ce qui représente une augmentation significative.

En volumes, Idempapers a augmenté son activité de 7,4% dans les papiers autocopiants et de 45% dans les papiers de spécialités. Cette performance a été réalisée malgré un marché autocopiant en décroissance, au sein duquel la part de marché d’Idempapers a nettement augmenté.

Depuis le lancement d’Idempapers, l’usine annonce tourner constamment à pleine capacité. Contrairement aux années précédentes, il n’y a eu aucun arrêt par manque de commandes.

Comme le reste de l’industrie papetière, Idempapers a dû faire face à la forte hausse du prix de la pâte, qui a augmenté de plus de 60% entre octobre 2009 et juin 2010. Cette augmentation exceptionnelle a impacté négativement sa marge brute d’exploitation.

Les performances de la production ont été significativement meilleures lors de l’exercice 2010 que lors des exercices précédents, en raison d’une amélioration de l’efficacité des équipements de production.

Cependant, le niveau de production a été négativement impacté par un accident exceptionnel : au mois de mai 2010, une panne de plusieurs jours est survenue au niveau de la cabine haute tension qui alimente l’usine en électricité. Cette panne s’est traduite par la perte de plusieurs jours de production, à une période où le carnet de commandes était particulièrement rempli.

Comme prévu dans le business plan de reprise de l’entreprise, Idempapers a implémenté un ambitieux plan d’investissements de plus de 20 M€ sur 3 ans.

L’exercice 2010 est marqué par le démarrage d’un projet d’investissement stratégique pour Idempapers : l’installation d’une unité de cogénération sur le site de production de Virginal. L’unité de cogénération sera mise en service lors de l’exercice 2011. Après sa mise en service, Idempapers produira elle-même la majeure partie de sa consommation d’électricité. Cet investissement améliorera significativement la rentabilité de l’entreprise.

Outre l’investissement dans cette unité de cogénération, Idempapers a réalisé une série de projets visant à réduire l’empreinte écologique de son activité.

En implémentant tout d'abord un projet d’optimisation des flux de transports internes, qui a permis de réduire la distance totale de transport de plus de 1.000.000 km par an à moins de 100.000 km par an.

En réduisant ensuite les déchets produits tout en augmentant la part des cassés recyclés dans la production.

Fait signification, très apprécié des donneurs d'ordres : l'intégraité de la gamme de papiers autocopiants en feuilles est certifiée FSC, tandis que les autres papiers produits par Idempapers sont disponibles sur demande avec une certification FSC.

D'un point de vue financier, pour les 9 premiers mois de l’exercice 2010, le chiffre d’affaires s’élève à 113,6 M€.

L’évolution de l’EBITDA est particulièrement impressionnante : il est en effet passé de -19,4 M€ en 2008 à -9,4 M€ en 2009 et à +0,6 M€ en 2010. Cet EBITDA positif a été atteint alors que :

  • de manière générale, la conjoncture économique demeurait difficile en 2010 ;
  • l’exercice 2010 ne comportait que 9 mois d’activité, au lieu de 12 mois pour les exercices précédents;
  • l’exercice 2010 a été marqué par une hausse exceptionnelle du prix de la pâte
  • les volumes de ventes ont été négativement impactés par les conséquences de la panne (survenue en mai 2010) au niveau de la cabine haute tension qui alimente l’usine en électricité.

Après la prise en compte des résultats non récurrents, l’exercice 2010 se clôture par un résultat net (après impôts) positif de +5 M€.

La position nette de trésorerie s’élève à plus de 20 M€ à fin septembre 2010. De plus, l’entreprise détient des lignes de crédits importantes et non utilisées.

Au-delà de cela, les ratios de liquidité et de solvabilité sont impressionnants.

Le ratio de liquidité (qui représente les actifs circulants à moins d’un an divisés par les dettes à moins d’un an) s’élève à 178%. Si l’on tient compte des lignes de crédit non utilisées (en plus des actifs circulants à moins d’un an), le ratio de liquidité s’élève à 212%.

Le ratio de solvabilité (qui représente les fonds propres divisés par le total du bilan) s’élève à plus de 50%, alors que les dettes à plus d’un an représentent moins de 5% du total du bilan.

Ceci montre qu’en plus d’être devenu un acteur clé sur ses marchés, Idempapers bénéficie d’une situation financière solide, ce qui constitue la base permettant de supporter les développements et les investissements futurs de l’entreprise.

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