Flux de production (vol 8) - Les copieurs et imprimantes hauts volumes

La numérisation du flux de production a pour conséquence, entre autres, de rapprocher l'imprimerie de la bureautique et de la reprographie. Ces deux derniers secteurs font très largement appel à des outils spécifiques aptes à intéresser aussi les arts graphiques : les copieurs et les imprimantes.

Trop marqués " Entreprise ", par opposition au monde conservateur de l’imprimerie, le copieur, monochrome ou couleur et l’imprimante laser constituent aux yeux des professionnels des arts graphiques des solutions " de dépannage " davantage que des outils de production. Pourtant, les services qu’ils peuvent rendre s’intègrent dans de réelles approches productives. Il est vrai que les marges réalisées sont généralement étroites sur ce genre de matériels. Les prix à la page, que ce soit en impression monochrome ou couleurs, s'effondrent véritablement. Mais, exception faite de quelques cas, l’imprimeur déjà possesseur d’un parc offset devra les concevoir non comme des outils de qualité graphique – quoique… - mais comme support d’un service-client complémentaire à l’activité offset. Ils supporteront toute une gamme de services " pointus " et aussi complets que possible englobant l’impression à la demande très courts délais, tirages à l’exemplaire, finition et routage, service Internet, etc.. Ce qui, vous l’aurez remarqué, est la définition de la reprographie à cette différence près que le reprographe, sans parc offset, assoit totalement son activité sur ce type de services et, par conséquent, sur ce type, de matériels. Les équipements intéressants sont ceux qui sont capables de produire au moins 30 pages à la minute en noir et blanc et 15 pages à la minute en ce qui concerne la couleur. Ce qui englobe des matériels qui sont identiques aux gros copieurs numériques de bureau mais aussi les grandes machines du type DocuTech et DigiPress. Ces matériels n’exigent pas d’installation compliquées. Ils se contentent fort bien de flux numériques simplifiés à l’extrême, incluant un rip externe ou non. Cependant, mais ils peuvent être également reliés au réseau général de production de l’entreprise. La qualité produite est de plus en plus convaincante sur ces copieurs connectés et sur ces imprimantes désormais parties prenantes de véritables solutions d’épreuvage professionnelles (Colorbus + Xerox, par exemple). De plus, aucun savoir-faire n’est exigé pour produire sur ces machines qui appartiennent toujours au domaine de la bureautique du moins par leur apparence. Et, bien entendu, l’offre fournisseurs, quoique limitée en termes de moteurs originaux (Canon, Ricoh, Xerox et Minolta pour les principaux), est suffisante voire pléthorique au travers des marques OEM. Certaines marques privilégient la productivité, d’autres l’obtention d’un produit fini. Les produits des premiers conviendront, par conséquent, davantage, à la production d’imprimés simples sur la base de l’A4. Les seconds ont plutôt dans leur offre des machines un peu plus lentes mais aussi abouties que possible avec assemblage et façonnage en ligne.

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