Passage de témoin à l'association mondiale des imprimeurs d'étiquettes adhésives

Kurt Walker, nouveau président de la FINAT, confie sa vision de la stratégie actuelle et future

La FINAT, l’association mondiale qui promeut les intérêts de la profession de l’étiquetage autoadhésif, annonce avoir choisi son nouveau président en la personne de Kurt Walker lors de son dernier congrès annuel en Sicile. Kurt Walker succède ainsi à Andrea Vimercati à la présidence de la FINAT pour un mandat de deux ans.

M. Walker (1950), actuel directeur général de tesa Bandfix Suisse, est entré au conseil d’administration de la FINAT en 1999. Il était jusqu’ici vice-président de la FINAT et membre du Comité d’adhésion.

Comment mieux apprendre à connaître Kurt Walker qu’en l’invitant à discuter de sa vision de la FINAT, telle qu’elle est aujourd’hui et comme elle sera demain, avec le président sortant de l’association, Andrea Vimercati. Deux hommes de génération différente, mais qui sont sensiblement sur la même longueur d’onde. Leur entretien balise le chemin à parcourir par la FINAT dans sa volonté d’aller résolument de l’avant pour exploiter les opportunités et relever les défis de l’industrie de l’emballage, dont elle est l’un des piliers.

Agenda à moyen terme

M. Vimercati rappelle que le Conseil d’administration de la FINAT, et ses différents Comités, ont travaillé ensemble à créer une plate-forme dédiée au développement du secteur pour une période de trois à cinq ans. Les opportunités les plus prometteuses et les défis pressants ont ainsi été identifiés. « Cette plate-forme, qui a déjà réalisé de grandes choses, est toujours en devenir », dit Kurt Walker, « et la nouvelle présidence n’entend pas infléchir cette stratégie. Notre mot d’ordre est toujours ‘la flexibilité dans la continuité’. Nous restons engagés à prévoir les directions futures et à nous y préparer, tout en réagissant aux changements actuels. »

En dépit d’une différence d’âge de 25 ans, les deux hommes partagent clairement les mêmes conceptions. À l’instar d’Andrea Vimercati, le président entrant, Kurt Walker, met l’accent sur l’importance qu’il y a à faire de nouveau souffler un vent de jeunesse sur l’industrie. Cela se fera aussi bien par la création du Young Managers’ Club, que par les efforts actuellement consentis pour prendre à bras le corps les nouveaux médias en ligne, lesquels, dit Kurt Walker, « font désormais tellement partie de la vie de tous les jours et ont tant à apporter à la profession sous de multiples formes ».

Andrea Vimercati embraie sur le sujet. « Pour ses membres – qui, fait pratiquement unique dans le monde des associations professionnelles, sont issus de tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement – la FINAT représente un forum de communication. Nous avons mis sur pied une équipe solide, à la fois au niveau du Conseil d’administration et au sein des Comités, dans le dessein de promouvoir une communication interactive. Durant ma présidence, j’ai vu une évolution décisive vers la transparence dans la hiérarchie de la FINAT. La FINAT est occupée à développer des partenariats ouverts renouvelés avec les associations nationales – un message que je me suis personnellement impliqué à faire passer partout en Europe. Nous formons un seul secteur, et nous devons nous comporter comme tel : l’Europe unie de l’étiquette.»

L’Europe unie de l’étiquette

« Nous pouvons faire mieux si nous œuvrons ensemble et présentons un visage uni au monde, en parlant au nom d’une seule communauté. Voyez comme le TLMI est fort et prospère, même s’il est plus facile de créer une plate-forme de message unique lorsqu’on ne représente qu’un seul pays. En Europe, nous devons composer avec des différences de langues et de cultures – mais la FINAT peut être le fer de lance de l’unification du secteur européen de l’étiquette. Nous pouvons créer un forum de travail très fonctionnel, en tant que structure faîtière et via des relations et des dialogues fructueux avec les associations nationales, en Europe et au-delà. En tant que communauté de l’étiquette autoadhésive, nous ne devons pas oublier que nous faisons de plus en plus partie du secteur mondial de l’emballage, et donc, du marché globalisé des biens de consommation. Nous devons, autrement dit, adopter une tournure d’esprit totalement nouvelle. »

Législation et développement durable

D’autres points ayant figuré à l’agenda de la présidence de M. Vimercati resteront des priorités du mandat de M. Walker, notamment le lobbying autour de la législation et, bien entendu, toute la problématique du développement durable. « Ces deux activités doivent être envisagées dans un contexte global », dit Kurt Walker. « Alors que la FINAT doit être ‘l’unité centrale’ en Europe, nous nous tournerons aussi vers d’autres régions, avec des interlocuteurs comme le TLMI et la LATMA, et vers les organisations mondiales. De nos jours, les questions de législation et de développement durable ne s’arrêtent pas aux frontières des États. »

Site Web interactif

Dans son nouvel engagement envers une communication ouverte vis-à-vis de ses adhérents, la FINAT pourra s’appuyer sur un nouveau site interactif. Les membres auront accès en ligne à une documentation actualisée sur les questions relatives à la législation et au développement durable, ainsi que sur d’autres sujets ayant une incidence sur l’industrie de l’étiquette autoadhésive. « Bâtie sur une technologie de pointe, la nouvelle plate-forme Internet de la FINAT va mettre à leur disposition une vaste bibliothèque de données potentiellement profitables pour leur activité. Après tout, les membres de la FINAT sont, pour la plupart, des entreprises familiales, qui ne disposent pas nécessairement d’une armada de juristes et de conseillers en gestion. »

Poursuite des priorités

Une fois que cette nouvelle plate-forme sera entièrement opérationnelle, la priorité suivante de la FINAT ira « aux très nombreuses questions législatives et préoccupations environnementales (notamment le recyclage des dorsaux antiadhésifs et des matrices, le règlement REACH et d’autres problématiques relatives à la sécurité du consommateur), qui ne vont pas se résoudre toutes seules », dit Kurt Walker. « Nous devons travailler avec nos organisations sœurs à mettre au point une stratégie uniforme visant à promouvoir les avantages de l’étiquetage autoadhésif, afin de susciter une plus forte prise de conscience de la part de l’industrie mondiale de l’emballage et d’augmenter notre part de marché globale. »

« Le projet GPP (Global Packaging Project), une fois que toute sa panoplie d’instruments de mesure aura été adoptée, aura un rôle à jouer à cet égard », ajoute Andrea Vimercati. « La FINAT a apporté sa participation enthousiaste et volontariste au GPP, où elle a plaidé fermement d’une seule voix, au nom du secteur de l’étiquetage autoadhésif européen dans sa globalité. »

Débouchés continus pour les étiquettes autoadhésives

« L’étiquetage autoadhésif continue d’offrir une souplesse et une polyvalence remarquables, avec un grand nombre ‘d’extensions fonctionnelles’ possibles », poursuit M. Walker, « et il est un facilitateur majeur de la RFID et des dispositifs d’authentification et d’inviolabilité des produits. Avec 50 % de part du marché de l’étiquette, nous devons être réellement créatifs pour encore progresser face à la concurrence intense des autres technologies, notamment les manchons et, de plus en plus, les étiquettes moulées. Mais le pessimisme n’est absolument pas de mise. Si le marché global croît, et il le fait à mesure que de nouvelles populations rejoignent la société de consommation, la progression va certainement être exponentielle. « De plus, notre secteur se rapproche davantage de l’industrie plus vaste de l’emballage, à côté de la transformation grande laize qui lui est complémentaire. De véritables opportunités se font jour, qui permettront de développer de nouveaux partenariats et collaborations, et de créer une plate-forme de connaissances sur les nombreuses manières dont imprimeurs petite laize et transformateurs d’étiquettes autoadhésives peuvent apporter leur pierre à l’industrie de l’emballage. »

Rôle futur de la FINAT

Au fur et à mesure que l’industrie européenne retrouve de son allant au sortir de la crise économique, les présidents entrant et sortant de la FINAT partagent la conviction qu’il y a beaucoup à gagner à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement de l’étiquette autoadhésive si la FINAT parvient à créer un environnement facilitateur pour l’ensemble d’une industrie où, pour citer Marshall McLuhan, « le médium est le message ».

« L’étiquette autoadhésive mérite d’être promue en soi comme un outil de marketing à part entière et un subtil identificateur de produit. Notre objectif actuel et futur à la FINAT est de faire en sorte que ce soit effectivement le cas », martèle encore Andrea Vimercati.

Le dernier mot à Kurt Walker : « Toutes les entreprises membres de la FINAT trouveront assurément leurs avantages dans cette approche face à un environnement d’affaires de plus en plus concurrentiel et globalisé. Les beaux jours sont probablement dernière nous, mais des temps meilleurs s’annoncent ! »

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