L’ekta numérique véritable avec Imacon (3)

Imacon FlexFrame : un dos numérique, trois modes de capture.

La technologie Flextight d’Imacon n’a pas uniquement abouti à la mise au point de scanners à tambour virtuel et à numérisation directe. Elle s’applique également à la photo numérique single-shot, multi-shot et micro-step. L’histoire qui a abouti à la conception et à la mise au point du dos numérique FlexFrame 3020 d’Imacon est très récente. Elle a, de plus, donné naissance à un concept vraiment original. Pour quelles raisons ce dos est-il si différent de ses concurrents déjà présents sur le marché ? En fait, le FlexFrame 3020 propose trois modes de capture de l’image – dont une totalement inédite. Par ailleurs, le fournisseur danois a fait le choix d’un contrôleur portatif en accompagnement du dos proprement dit ; enfin, et cela aussi est absolument unique dans le métier, le logiciel qui pilote la capture est le même – nonobstant quelques adaptations et évolutions – que celui qui est installé sur les scanners Flextight (voir nos deux précédents volets). L’intégration de ColorCrisp A la fin de l’année 1999, le créateur d’Imacon, Christian Poulsen jugea que le moment était venu pour son entreprise d’étendre son savoir-faire du monde du scanner à celui de la photo numérique. Le défi était de taille car Imacon n’avait aucune expérience dans ce domaine exigeant et que la barre fixée était haute : il s’agissait, ni plus ni moins, de projeter l’entreprise dans les trois premiers mondiaux du dos numérique haut de gamme ! Quelques mois plus tard, en avril 2000, Imacon reprenait une entreprise compatriote, ColorCrisp. ColorCrisp, avec des dos numériques identifiés sous la gamme Carnival, était à la pointe de la technique du mouvement piézo multi-shot, ou multipasses. La firme danoise avait notamment adopté, à l’image de ses principaux concurrents dans la capture d’image haut de gamme – CreoScitex, MegaVision, Phase One, etc. – une puce, ou matrice de 6 millions de pixels (2000 x 3000) Philips. En outre, ColorCrisp maîtrisait parfaitement la fabrication du cadre destiné à recevoir la matrice et avait déjà mis au point les adaptations de ses dos aux principales marques moyen format du marché, dont Mamiya et Hasselblad. Le gain de temps réalisé par Imacon en réalisant l’intégration de ColorCrisp était manifeste. Le micro-step en plus ! Sur cette base technologique de valeur, Imacon a rapidement choisi de suivre la voie qui permettait de rassembler, dans un même produit, trois modes différents mais complémentaires de fonctionnement : la prise de vues single-shot, ou une passe, celle du multi-shot, ou multi-passes, alliées à une troisième, plus originale et novatrice : le micro-step, ou micro-passe. Un peu de technique ? Le mode "une passe" est le mode le plus basique. Il est adapté, et lui seul, à la capture du mouvement. Les appareils photo numérique dits "de reportage" utilisent tous ce mode. Dans ce mode, chacun des 6 millions de pixels, qui mesure 12 microns, est exposé à une seule couleur : le rouge, le vert ou le bleu. L’information, par conséquent incomplète, nécessite l’utilisation d’algorithmes mathématiques. Ces derniers recréent – ou, du moins tentent de le faire – les données manquantes par le biais d’une interpolation logicielle. On peut créer sur le FlexFrame des fichiers avec une image RVB de 36 Mo de cette manière. Avec le mode "multipasse", on entre dans le domaine de la nature morte et de la photo en studio de très haute qualité. Cette fois, on fait faire à la puce un déplacement très limité de 1 pixel – soit 12 microns - sur l’image. De cette manière, elle est capable d’analyser les trois couleurs, autrement dit les données réelles en rouge, en vert et en bleu. Le rendu et la netteté en résulte obligatoirement améliorés. Troisième mode : le "micropasse" ou micro-step, que le FlexFrame est seul à posséder. Cette fois-ci, la puce effectue des déplacements sur l’image non d’un pixel mais d’un demi-pixel, soit 6 microns avec une précision de plus ou moins 1/10e de micron. Les détails les plus fins ne peuvent plus échapper à l’analyse et il devient possible de créer des fichiers RVB de 144 Mo. Un contrôleur portatif Les ventes du FlexFrame 3020 ont commencé en octobre 2000. Plus de 300 unités ont été vendues en un seul trimestre à travers le monde, dont 26 en France seulement ! A cette époque, il n’était pas disponible avec batterie portative. Ce qu’il possède aujourd’hui. Son autonomie est de 2 heures 30 environ. En fait, il s’agit de davantage que des accumulateurs d’énergie. C’est un contrôleur dont le rôle principal est de réceptionner et de stocker les informations. Sa capacité maximum est de 64 Mo de données brutes. En outre, ce choix allège le dos proprement, lui évite des surchauffes et favorise l’évolution de tout ce qui n’est pas purement art photographique – capacité de stockage, nouvelles fonctionnalités, etc. – sans rien changer au dos, ni le rendre obsolète. Ce contrôleur et ses accessoires sont compris dans le prix du dos, soit 162 KF. Un logiciel unique En devenant partie intégrante du dos numérique FlexFrame, le logiciel ColorFlex d’Imacon jette une passerelle qualitative intéressante entre les scanners du fournisseur, qui en sont équipés, et la photo numérique. Pour la première fois sur le marché, il existe une famille de scanners et un dos numérique haut de gamme qui utilisent les mêmes profils ICC. Autrement dit : qui pratiquent la gestion de la couleur de la même manière. Ce qui est effectivement produit, que ce soit par les scanners Flextight ou le dos Flexframe 3020, peut être considéré comme un master numérique véritable. Le logiciel inclut aussi un zoom complet pour l’inspection RVB réelle, une fonction de prévisualisation à l’écran. Les données sont de vraies données 16 bits qui ouvrent ainsi l’ensemble des fonctionnalités de correction avec Photoshop.

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