Paris Normandie a déposé le bilan

Sombre avenir pour le groupe de presse normand, filiale du groupe Hersant.

La nouvelle était attendue mais n'en constitue pas moins une bien mauvaise chose pour la presse écrite.

La société normande de presse, d'édition et de publicité (SNPEI) a été placée aujourd'hui en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce du Havre à la demande de la direction de la société confrontée à une baisse de la diffusion et des rentrées publicitaires.

Le Tribunal de demandé une période d'observation de 6 semaines contrôlée par deux mandataires judiciaires.

La SNPEI édite Paris-Normandie, Havre Libre, Havre Presse, Le Progrès de Fécamp et leurs suppléments hebdomadaires.

Filiale du groupe Hersant, la société affiche 2.2 millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros.

Une situation que les salariés de l'entreprise impute à la direction qui n'aurait pas effectué les investissements nécessaires lorsqu'ils auraient été utiles.

Rappelons que dans la négociation actuelle entre le groupe Hersant et le groupe belge Rossel (La Voix du Nord), au terme duquel Hersant doit apporter sa filiale des journaux du pôle sud (Nice Matin...), la SNPEI ne faisait pas partie de l'accord, devant retrouver l'équilibre avant toute chose.

Les salariés de la SNPEI craignent avant toute chose une évolution de la SNPEI à la Comareg, du nom de cette autre filiale du groupe Hersant dont la liquidation en fin d'année dernière a entraîné 1650 suppressions d'emplois.

 

 

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