Le maintien d'une activité d'imprimerie chez Hebdoprint Iffendic menacé

Une offre de dernière minute mieux disant,e pourrait contrarier les efforts faits depuis des mois pour relancer l'imprimerie bretonne.

Quand le sort s'acharne, la juste lutte de personnes motivées peut laisser la place au découragement.

Dans le dossier du redémarrage de l'imprimerie Hebdoprint Iffendic, ancienne unité de la filiale presse gratuite du groupe Hersant, liquidée en novembre dernier, un consensus général s'était formé autour du projet d'Armel Dubourg, président de la holding Diamen, imprimeur breton bien connu et ancien du groupe Hersant.

L'industriel avait en effet, fait une offre de reprise auprès du tribunal de commerce de Lyon qui permettait le redémarrage de l'activité et l'embauche de 20 salariés, sur les 60 licenciés, avec 5 embauches supplémentaires si nécessaire.

Autant dire que la commune d'Iffendic, la communauté de communes et le Conseil Général appuyaient cette offre de tout leur poids, qui permettait le maintien d'une activité industrielle à forte valeur ajoutée dans le département.

Las, c'était sans compter sur une offre de dernière minute, faite par un négociant local en machines agricoles, la SAS Demeuré, auprès du tribunal de commerce, une offre supérieure de 200 000 euros à celle de l'imprimeur !

Une offre avant tout immobilière qui permettrait le maintien de 5 emplois... hors filière graphique ! 

Une offre mieux disante qui a séduit le liquidateur judiciaire, dont l'avis est généralement suivi par le tribunal de commerce.

Dans ce contexte, Armel Dubourg devrait aller plaider sa cause cette semaine auprès des juges et mettre en avant l'aspect industriel de son projet et le maintien d'emplois qualifiés avec une arrière pensée en tête : y a-t-il une malédiction en France à l'endroit de l'industrie par rapport au négoce ?

Plus d'articles sur les chaînes :

Essonne
Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...

Actualités de l'entreprise