Une chaîne graphique numérique à la rescousse des faux monnayeurs

A la Une de l'actualité de l'imprimerie sur GraphiLine, des imprimeurs numériques qui avaient décidé de diversifier leur activité dans l'impression de billets de banque, en toute illégalité !

Ce n’est pas la crise qui a frappé chez les faux-monnayeurs, mais la police, qui a découvert en juin dernier en Seine et Marne, dans le site industriel du village de Courtry, tout le matériel nécessaire à la fabrication de faux billets.

Il s’agissait de rien de moins que la plus grande fabrique de faux billets de France, et la deuxième d’Europe, avec plus de 9 millions d’Euros de fausses coupures, notamment de 20 et 50 euros.

Le réseau, qui sévissait depuis 2007, a été d’autant plus difficile à démanteler que les billets étaient plutôt « de bonne facture » selon les services concernés de la police judiciaire. Les euros sont pourtant considérés comme la monnaie la plus sécurisée du monde, mais les techniques de falsification évoluent elles aussi. 

En effet, contrairement à ce qui se passe pour la majorité des faux billets qui sont fabriqués avec la méthode de l’offset, pour ceux-ci c’est une chaîne graphique numérique qui a été utilisée, plus une étape en typographie pour les signes de sécurité.

Les services de police et les enquêteurs (la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Paris – Jirs ; et l’Office Central pour la Répression de la Fausse Monnaie – OCRFM) se sont réjouis d’avoir découvert le réseau et le matériel.

Fin août, un sexagénaire qui servait de grossiste à cette organisation a été arrêté dans un restaurant de Toulouse par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) du service régional de police de Toulouse. Déjà arrêté en juin après la découverte de l’ »officine » en Seine et Marne, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire.

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