Livre papier, livre numérique : la guerre des supports

Si le développement des supports digitaux ne signifie pas forcément le déclin du papier, il soulève de nouvelles questions, notamment sur la protection de l’environnement

La TVA sur le livre numérique a été réduite en France, au grand dam de la Commission Européenne, et pourtant la fin des livres papier est loin d’être annoncée, ne serait-ce que parce que le livre numérique, bien que moins cher que le livre papier, reste onéreux pour un service immatériel.

Comme le rappelle Anne Sastourné, l’éditrice au Seuil de Mo Yan, nouveau prix Nobel de littérature, « la France est le pays où l’on traduit le plus d’œuvres étrangères »

Le livre est toujours aussi prisé mais il évolue aujourd’hui dans un univers multi-cultures et multi-supports. Ainsi à de la Foire du Livre de Francfort, on apprend que les lecteurs de livres numériques sont aussi les plus grands lecteurs d’ouvrages papier selon une étude réalisée par l’université de Hambourg.

Ces résultats rejoignent ceux publiés récemment à la suite de l’étude AudiPress One (voir l’article de Graphiline du 4 octobre 2012), démontrant que le développement du numérique n’était pas forcément synonyme de déclin des supports papier.

Parallèlement les leaders du livre numérique accroissent leur pression, ainsi Amazon qui vient d’annoncer la diffusion en France à partir du 22 novembre de sa nouvelle liseuse, le Kindle Paperwhite (129 euros avec Wifi), dotée d’un éclairage permettant une lecture confortable dans l’obscurité. Un objet séduisant, notamment à l’approche des fêtes…

Mais c’est aussi un outil numérique de plus, avec l’ordinateur, la tablette et le Smartphone, avec lesquels il fait forcément double emploi puisqu’on peut aussi lire sur ces outils, et cet outil de plus consomme de l’énergie, de la place, et contient comme tout ce qui est numérique des métaux rares : s’il n’est pas certain que le livre numérique fasse réellement ombrage au livre papier, on sait en revanche que ses impacts sur l’environnement sont à l’heure actuelle beaucoup plus difficiles, voire impossibles à maîtriser.

A l’ère du PEFC, des forêts durablement gérées et du papier reçyclé, c’est à méditer.

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