Impressions en 3D : la question de la contrefaçon se pose déjà

Première plainte pour contrefaçon, et première ébauche de parade aux Etats-Unis, tout va très vite dans le monde de l’impression en 3D

Première parade pour les professionnels proposant des systèmes d’impression 3D, pour éviter le piratage : un DRM à utiliser sur une imprimante compatible, qui permettrait de vérifier avant chaque impression si l’utilisateur dispose bien des droits pour le faire. Un moyen d’éviter la contrefaçon mais aussi tout simplement les copies sauvages ou non conformes aux spécifications de l’original. 

Car acheter un produit à fabriquer soi-même par impression en 3D ou même à faire fabriquer revient à poser non seulement la question de la contrefaçon ou du piratage, mais également celle de la garantie applicable à l’objet : si le résultat n’est pas celui attendu, dans quelles conditions la garantie s’applique-t-elle ? 

La première plainte pour piratage de ce type d’objet date de 2011 et a été déposée par Paramount. Elle concernait la mise en ligne d’un modèle 3D du cube apparaissant dans le film Super 8 de JJ Abrams.

Une demande de brevet portant sur un outil de DRM (Digital Rights Management : gestion des droits numériques) s’appliquant à des supports en 3D a été déposé aux Etats-Unis.

De tes outils n’existaient jusqu’ici que pour les supports numériques classiques (documents, supports vidéo, musique), par exemple pour éviter le piratage des DVD par les particuliers.

A terme la question de la préservation des droits du concepteur pour les objets en 3D va se poser avec plus d’acuité que pour le numérique traditionnel, puisqu’on est là…en trois dimensions !

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