Petit précis de pratique typographique d'hier, de toujours et d'aujourd'hui : les points sur les i

Le i tel que nous le connaissons est relativement récent : initialement cette lettre ne comportait pas de point ; l’expression « mettre les points sur les i » n’avait donc pas lieu d’être…

Si la lettre i existait déjà dans les alphabets grec, étrusque et latin, le point sur la minuscule date, lui, du XVIe siècle.

Aujourd’hui l’expression utilisée pour renforcer une affirmation – mettre les points sur les i, c’est confirmer la précision d’une déclaration – illustre bien l’histoire du point sur le i : autrefois la lettre i ne portait pas de point. D’ailleurs la lettre « iota »  en grec (ι), dont le i latin est dérivé, ne porte pas de point.

Le j n’existant pas en latin, le i dans cette langue valait semi-consonne lorsqu’il était placé entre deux voyelles. Le j apparaît au XVIe siècle,  pour écrire le i placé avant une voyelle, qui devient la consonne j  (il en est de même pour le v et le u).

Les copistes avaient utilisé tout d’abord un trait au-dessus du i pour le différencier des autres signes à jambages courts, avec lesquels il aurait pu être confondu. Le point remplaça progressivement le trait et devint avec l’invention de l’imprimerie la caractéristique du i minuscule (puisque le I majuscule n’a pas de point) tel que nous le connaissons.

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