Le point-virgule - Petit précis de pratique typographique d'hier, de toujours et d’aujourd'hui

En dehors d’être un nom de salle de spectacles parisienne, le point-virgule est un élément important de la langue française, qui malheureusement a tendance à être oublié - ou méconnu ? - par les jeunes générations.

Le rythme de la langue, la fluidité des successions d’idées sont pourtant grandement facilités par l’usage de ces deux tout petits signes.

Rappelons d’abord les règles de son utilisation : jamais de majuscule (sauf pour un nom propre) à la suite d’un point-virgule, et chaque partie de phrase de part et d’autre du point-virgule se construit comme une phrase à part entière, avec un sujet, un verbe et le cas échéant un complément. Il y a une espace avant (insécable) et après le point-virgule (en espagnol, on ne met pas d’espace avant).

Ceci étant posé, le point-virgule permet de séparer clairement une phrase qui comporte deux idées distinctes, pour éviter une trop longue tirade qui serait, à l’écrit, moins claire et à l’oral, ne permettrait pas de reprendre son souffle !

Comme son nom l’indique, ce signe évoque quelque chose d’intermédiaire entre le point et la virgule, ce que confirment ses règles d’utilisation. 

Il a été utilisé au Moyen-Age comme un équivalent de « et » dans les mots comprenant cette syllabe. En grec, ce signe équivaut à un point d’interrogation. 

Enfin, utilisé comme émoticône, le point-virgule évoque un clin d’œil, ce qui pourrait contribuer à lui donner une nouvelle chance ?!

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