Rachat de Flammarion par Gallimard : de l’eau dans le gaz

Un rachat est toujours l’occasion de moderniser, et dans le monde de l’édition de faire une place au numérique, mais cela ne se fait pas sans heurts.

Flammarion, éditeur grand public connu surtout en France, moins à l’étranger, a été rachetée par le groupe Gallimard pour 251 millions d’euros, le montant du chiffre d’affaires annuel de Gallimard. L’annonce en a été faite le 5 septembre dernier.

Fondée en 1876 par Ernest Flammarion, la maison d’édition avait été à partir de 1985 dirigée par trois frères descendants du fondateur, puis vendue à l’éditeur italien Rizzoli en 2000.

L’opération fait de Gallimard le troisième groupe d’édition française après Hachette et Editis.

La suite est une affaire de gestion des ressources humaines, dans un milieu bousculé par la crise où les susceptibilités personnelles restent malgré tout très fortes. 

Ainsi, les équipes de Flammarion ont accueilli avec consternation la démission de Louis Delas, P. D.-G. de Casterman, qui appartient au groupe Flammarion.  Il ne s’est pas entendu avec les dirigeants de Gallimard sur un projet d’alliance entre l’Ecole des Loisirs et Gallimard, projet qui aurait permis à Louis Delas de concilier direction de Casterman et reprise par héritage de l’Ecole des Loisirs.

Des auteurs publiés par Casterman ont alors écrit qu’ils envisageaient de se tourner vers d’autres maisons d’édition, suite aux déclarations d’Antoine Gallimard sur une vente éventuelle de Casterman. Antoine Gallimard répond à cela que c’est justement « pour conforter la place de Casterman (…) parmi des éditeurs de bandes dessinées » qu’il l’a racheté. 

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