La collection Que sais-je arrive en numérique, l’imprimerie de Vendôme s’en va

C’est une triste année pour les nostalgiques des caractères au plomb et tous les gens qui ont participé à l’aventure des PUF lorsque l’imprimerie de Vendôme en était le cœur.

Tout a une fin et le passage au numérique des Que sais-je leur offrira peut-être une nouvelle naissance.

Les choses ont bien changé depuis le temps où les Que sais-je, comme tous les livres des PUF, respectaient tout le circuit de la préparation de manuscrit, du manuscrit à la mise en page, en passant par les corrections et le choix de la couverture. Des petits papiers étaient alors insérés aux endroits prévus après chaque étape, pour indiquer au collègue qui prenait en charge l’étape suivante que c’était son tour. Le livre passait ainsi entre plusieurs mains, sous plusieurs paires d’yeux, il était lu et relu et en fin de parcours sa préparation avait respecté des étapes bien définies. Une fois arrivé à l’imprimerie, il pouvait encore être corrigé si une erreur n’avait pas été détectée. Un vrai travail d’équipe. Et à la fin du XXe siècle, certaines couvertures étaient encore imprimées avec des caractères au plomb.

La fermeture de l’imprimerie des PUF à Vendôme est un symbole parmi d’autres de l’évolution extrêmement rapide de l’écrit et de la valeur qu’on y attache. La dématérialisation a en effet à la fois banalisé et dévalorisé les supports de l’écrit, qu’ils soient papier ou numériques.

Aux imprimeurs restés à Vendôme de relever ce défi…

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