L’accord avec Google pourrait être une bonne chose pour la presse belge (2/2)

Avec un bémol cependant, lié à l’inexorable évolution de la conjoncture pour la presse, et à sa capacité à évoluer.

Que la presse écrite cherche à protéger ses intérêts est logique et parfaitement légitime. Elle se trouve aujourd’hui en effet dans une situation dans laquelle ses sources traditionnelles de recettes, son lectorat et surtout la publicité volent pour elle en éclat puisque le géant de l’Internet, en prenant de plus en plus de place, en partie (mais pas seulement) en reprenant purement et simplement les titres de la presse papier, récupère en même temps de plus en plus de publicité et que les journaux papier en sont réduits à trouver d’autres biais pour se financer (presse en ligne), quand ils ne sont pas obligés de cesser purement et simplement leur activité.

Mais c’est la lecture de la presse qui fait sa force. Or aujourd’hui, et ce sera de plus en plus le cas, les lecteurs « zappent » et se tourne vers des sources multiples d’informations, dont Internet. 

Force est donc à la presse de s’adapter à cette situation, quoi qu’il lui en coûte. L’accord entre la presse belge et Google est plutôt une bonne chose en soi, en ce qu’il reconnaît un état de fait et constitue une approche pour préserver les intérêts de tous les acteurs. Reste à savoir si cela rendra les choses viables pour tout le monde, ce qui dépend à la fois de son contenu et de l’évolution en cours.

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