Les faux billets étaient fabriqués sur du vrai papier

L’Etat algérien est partie civile au procès qui se déroule en ce moment devant la cour d’assises du Rhône.

On attend le verdict de la cour d’assises du Rhône. Il y a trente années de réclusion à la clé pour les fabricants de faux billets, qui avaient récupéré des bobines de papier fiduciaire volées et travaillé en équipe (y compris des imprimeurs dont les finances avaient été mises à mal par la crise de 2008, et même un ingénieur). 

Les faussaires avaient obtenu des dinars algériens très semblables à des vrais, y compris pour les signes de sécurité, et c’est le commissaire Neyret, aujourd’hui mis en examen, qui avait fait prendre les malfaiteurs, grâce à ses sources de renseignements.

C’est un vol de papier fiduciaire en 2006 qui constitue le démarrage de l’affaire. La découverte de faux dinars algériens à Marignane, puis de trois rouleaux de papier fiduciaire avait ensuite été suivie de l’interpellation de l’équipe de faux monnayeurs (à l’exception d’un ressortissant italien) en octobre 2009.

Les accusés sont aujourd’hui pour la plupart des gens arrivés à l’âge de la retraite, qu’ils passeront probablement derrière les barreaux, la fausse monnaie n’étant pas une solution satisfaisante à la crise. 

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