L’accord entre les éditeurs de presse belges et Google ou le jeu des chaises musicales

La situation actuelle illustre le vide juridique et le manque de visibilité sur ce secteur.

Cette situation est due en grande partie au vide juridique qui caractérise depuis le démarrage les moteurs de recherche comme Google et plus généralement Internet. D’un côté, un secteur qui évolue à très grande vitesse, et dont il était difficile de prévoir les orientations, tellement les changement sont rapides. De l’autre, des entités (entreprises, états) qui sont bien obligées de faire avec et qui peinent à trouver un cadre juridique de cohabitation, sachant que toute velléité de légiférer se heurte, c’est un comble, notamment au principe de la liberté d’information. 

Les choses commencent peut-être à prendre forme avec cet accord conclu il y a quelques jours entre Google et la presse belge : le géant se doit en effet d’être respectable s’il veut rester en place sans restrictions, il faut donc bien négocier et c’est peut-être ainsi que l’on finira par arriver à une forme d’équilibre.  Il faut en tout cas l’espérer. Mais on n’en sait finalement rien. Car les alternatives pour la presse sont réduites. Un bras de fer avec Google n’a pas que des avantages. En effet, si Google News déréférence des titres de presse, ceux-ci perdront encore de la visibilité.  Il faut donc trouver une autre forme de cohabitation, qui émergera certainement dans les prochaines années mais dont on peine aujourd’hui à voir les contours…

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...