…mais le mode de fonctionnement reste à trouver (2/2)

Google s’impose mais le problème de l’image reste entier – il lui faut trouver sa place dans un contexte que le moteur de recherche a lui-même créé.

Google n’a pas en effet intérêt à apparaître comme un voleur de contenus sans foi ni loi, il en va de sa pérennité  et il a donc tout intérêt à négocier dans chaque pays dans le cadre juridique local, ce qui n’est pas sans difficultés de part et d’autres puisque ce cadre légal est pour l’instant, c’est le moins que l’on puisse dire, peu adapté à l’évolution très rapide de la situation. 

On a vu ces derniers mois que les menaces, de part et d’autre, ne résolvaient rien tellement les différents intérêts sont imbriqués. Menacer de déréférencer les journaux, c’est risquer de perdre de la crédibilité. Menacer de refuser ses contenus ou de les faire payer, c’est risquer de l’absence de visibilité, or cela n’a jamais été, paradoxalement, aussi vital pour la presse. 

A terme il faut donc vraiment trouver un mode de fonctionnement, qui aujourd’hui n’existe pas encore, et qui permettrait à chacun de trouver sa place.

Pour préserver les droits des auteurs français, depuis longtemps le prix du livre est bloqué. Cette mesure a permis de protéger la création littéraire dans la mesure où les lecteurs devaient passer par là pour s‘offrir un livre…et la taxe sur chaque photocopie complétait le dispositif. Aujourd’hui, le cadre vole en éclats puisqu’il n’y a plus de chasse gardée, aucun contenu ne peut rester bien longtemps préservé d’une diffusion massive, incontrôlée et…gratuite. 

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