Jean-Lamour (54), c’est fini

Mardi, nous avons été liquidés corps et biens.

Une nouvelle qui s’apparente à un naufrage. C’est ainsi que Gilbert Luce, PDG de l’imprimerie Jean Lamour à Maxéville et imprimeur depuis près de quarante ans, a annoncé à Graphiline la liquidation de son entreprise. 

Tout le monde y croyait un peu. On espérait que les 45 salariés de Jean Lamour continueraient à faire tourner l’imprimerie, qui avait été modernisée il y a peu de temps, et qu’ainsi, par-delà l’évolution des techniques, subsisterait quelque chose de l’épopée de cette imprimerie fondée en 1676, qui dans ses heures de prospérité aura tourné 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour produire 60 millions d’ouvrages par an pour des éditeurs français et étrangers.

Mais l’imprimerie était toute dévouée à son principal client des belles années, les Reliures Brun. L’imprimerie a connu de bien belles heures, par exemple cette réalisation d’une Bible de Gutenberg en typo et offset, avec des enluminures réalisées à main levée par des moines, s’il vous plaît… l’imprimeur avait un nom dans le monde de l’édition. 

Et le bon client qu’était les Reliures Brun aura aussi été le principal frein au redémarrage de l’activité, car l’imprimeur était trop spécialisé.

Avec une moyenne d’âge de presque un demi-siècle et une ancienneté moyenne d’environ 25 ans, les salariés de Jean Lamour, des experts dans leur domaine, étaient aussi très expérimentés et très attachés à leur entreprise. 

Comme pour beaucoup de personnes en France, leurs talents seront mis à profit dans d’autres contextes, mais l’imprimerie est en train de tourner une page, et c’est dommage. 

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