Verbatim – pourquoi les les éditeurs n'hésitent pas à imprimer à l’étranger

En direct de la soirée des Trophées de l’Imprimerie Française, dans le texte et sans commentaire, un cadre dirigeant répond pour GraphiLine.

« L’externalisation des travaux d’impression à l’étranger, c’est un problème franco-français.

D’une part il y a maintenant une bonne quarantaine d’années que les gouvernements successifs ont entrepris systématiquement de ne pas se préoccuper des industries graphiques en France, et il n’y a pratiquement plus d’éditeur de presse français, ou d’éditeur de livres français. Ils appartiennent tous à des structures étrangères, italiennes ou allemandes, gouvernées par les conseils d’administration et les directeurs financiers, qui n’ont aucun intérêt à faire travailler l’industrie française. 

Le patriotisme économique, ce n'est pas leur affaire. D'autre part, pour des questions de rentabilité, ils ciblent des résultats à court terme et poussent leurs équipes à aller chercher des prix, des coûts et une rentabilité à l’extérieur de nos frontières, parce que les charges et un certain nombre de données structurelles font que la France est peu compétitive, sauf lorsqu’il y a un impératif de proximité, comme pour la presse par exemple sur des hebdomadaires ou sur des quotidiens.

C’est pourquoi, dès qu’il s’agit de mensuel, il n’y a plus de nécessité impérative pour un journal de rester à proximité de la région parisienne.Il faut le déplorer. Notre pays manque cruellement de politique industrielle. Une politique industrielle, ce ne sont pas des gesticulations ou des prières. Ce sont des actes, une mentalité. Je suis impressionné de voir que certains constructeurs allemands de matériels proposent des systèmes de bail financés par des banques allemandes qui les aident à l'export... »

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