Le moulin à papier de Brousses (11), une rencontre entre recyclage et artisanat

L’activité papetière à Brousse date du XVIIe siècle, et s’est développée avec les années. Ainsi il existait en 1845 six moulins à papier. Plusieurs papeteries sont d’ailleurs encore en activité dans le village. Histoire d’une papeterie pas comme les autres.

Héritier d’une longue tradition, le moulin à papier, géré par une association créée en 1993, produit des papiers à base de chiffons, de fibres végétales et de matières premières naturelles.

Trois salariés y fabriquent, avec des procédés ancestraux, des papiers d’exception pour les professionnels de la photographie et des arts graphiques, et pour les particuliers.

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André Durand, qui travaille au moulin à papier depuis 1994, est l’héritier de sept générations de papetiers qui, jusqu’en 1877, fabriquaient leur papier à la main, avec des chiffons. Son arrière-grand-père avait acquis le moulin à papier et y avait installé une machine à papier, qui a fonctionné jusqu’en 1981. 

« Mon père a pris sa retraite à ce moment-là », nous dit André Durand. « Lorsque j’ai recommencé l’activité en 1994, c’était pour fabriquer du papier à la main, comme cela se faisait encore il y a 150 ans, avec des chiffons broyés. Ensuite, le papier a été fabriqué par extraction de la cellulose du bois. Ma mère a connu le papier chiffon, fabriqué avec la machine. Il a peu à peu été remplacé par des mélanges, puis, jusqu’en 1981, par le recyclage de vieux papiers. »

Et aujourd’hui, l’histoire recommence. « On refabrique du papier chiffon, dans des moules à papier, à base de lin, chanvre et coton. Comme on récupère essentiellement des chiffons de coton, pour compléter on achète des plaques de cellulose, de lin et de chanvre aux Papeteries Job à Saint-Girons (09). Elles sont ensuite broyées avec de l’eau. »

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Aude
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