Interview - Konica Minolta passe à l’offensive dans les services

Focus avec Daniel Mathieu, directeur marketing, sur les acquisitions les plus marquantes de Konica Minolta à l’international ces derniers mois.

Des acquisions décisives pour Konnica Minolta en 2012.

Vous nous avez parlé des avancées de Konica Minolta en termes de positionnement, notamment dans la couleur. Mais l’année 2012 pour vous, c’est aussi des acquisitions remarquées, avec un impact certain sur votre stratégie ?

Daniel Mathieu, directeur marketing, communication et développement durable de Konica Minolta France  - Toutes les acquisitions que le groupe peut faire au niveau mondial s’inscrivent dans sa stratégie de développement  autour de la gestion et du traitement de l’information et des services associés pour l’ensemble des entreprises.

Pour ce qui est de la France, ces acquisitions visent autant des TPE que des PME, des groupes intermédiaires, voire des groupes internationaux ou du CAC 40. Notre objectif est de proposer à l’ensemble de ces entreprises des services associés et complémentaires au niveau de la gestion et du traitement du document.

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Vous avez aussi effectué des acquisitions ces derniers temps au Japon, en Corée, en Angleterre…

DM - Effectivement, il y a différentes acquisitions qui ont eu lieu au niveau mondial : aux Etats-Unis, en Corée, au Japon, en Angleterre, en France, en Suède.

Elles ont pour objectif de mettre en place cette nouvelle stratégie de développement du groupe autour de grands axes pour offrir de nouveaux services au niveau des entreprises. Ces acquisitions concernent, par exemple en Angleterre avec Charterhouse, le print management et surtout le marketing print management et la communication.

Il s’agit en effet d’apporter aux grands groupes internationaux tout un service au niveau du marketing et de la communication, par le développement de nouveaux outils pour aider les entreprises à définir leur charte graphique, leur charte de communication.

Pour unifier tout cela au niveau d’un grand groupe international, ce qui n’est pas évident, il s’agit d’avoir un message commun, et là nous apportons tout ce service au niveau des grands groupes, avec des consultants que nous déléguons dans les départements communication ou marketing des grandes entreprises.

Et au Japon, vous développez plutôt des chaînes de services, ce qu’on appelle des chaînes de print shop ?

DM - Tout à fait.  Ce qui est important, c’est de s’adapter aux usages de chaque pays. Pour nous il est essentiel de bien distinguer pour chaque grand continent quels sont les usages au niveau de la gestion et du traitement du document, et de faire les acquisitions en conséquence. C’est ce qui va permettre au groupe Konica Minolta d’être au plus proche du marché et des usages, donc des demandes des clients.

Nous adaptons bien sûr nos acquisitions par rapport à cela. 

L’acquisition de Charterhouse était donc plus spécifiquement dédiée aux pays anglo-saxons, dans lesquels le print management est en usage dans le conseil.

Au Japon et dans les pays d’Asie comme la Corée, nous avons racheté Kinko, pour offrir justement du service bureau qui est très utilisé dans ces pays.

Et au niveau de l’Europe et des Etats-Unis, ce sont des sociétés d’IT service que nous avons rachetées, puisqu’il est important aussi, dans une offre globale, d’apporter de nouveaux services aux entreprises.

En effet, de plus en plus les entreprises attendent un service global, c’est-à-dire non pas seulement un service de print, mais également un service de la gestion et du traitement du document, et plus tard de gestion et traitement de l’information.

Ceci nous amène bien sûr à l’ECM, enterprise content management ou gestion de contenu, et c'est là que Konica Minolta fait converger l’ensemble de ses développements dans le but d’offrir tous les services associés à la gestion du traitement de l’information dans l’entreprise. 

Finalement, Konica Minolta s’appuie sur un triptyque ?

DMEn effet ! un triptyque composé de machines, de solutions et de services. 

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