Une école papetière unique en France

L’INP Pagora présentée par son directeur.

Bernard Pineaux, directeur, nous présente l’école papetière INP Pagora.

L’INP Pagora correspond à un vrai besoin  de formation aux métiers de la filière papier. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

Bernard Pineaux, directeur de l’INP Pagora - L’école INP Pagora est une des six écoles de l’institut polytechnique de Grenoble, qui est le premier centre de formation d’ingénieurs en France. C’est une école qui a été créée à l’origine par les professions papetières en 1907 parce qu’elles n’arrivaient pas à trouver d’ingénieurs capables de faire tourner les moulins à papier. 

Se sont joints au papier les imprimeurs dans les années 80, avec une formation d’ingénieur dans le domaine des industries graphiques, puis les transformateurs avec l’emballage. 

Cette école fait de l’apprentissage depuis 1994, nous offrons donc à nos étudiants un vrai savoir-faire qui n’est pas récent, et qui a fait ses preuves puisque 100 % de nos apprentis ont du travail moins de six mois après la sortie de l’école. 

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Nous sommes également une école certifiée QSE, Qualité Sécurité Environnement. Seules deux écoles d’ingénieurs en France le sont. 

Nous avons aussi d’autres atouts, nous formons des licences professionnelles, Flux numériques, Edition-production d’imprimés, et, en partenariat avec le lycée Baggio à Lille, Ingénierie de la Communication imprimée européenne, avec des élèves qui viennent chez nous à peu près un mois dans leur cursus, mais qui s’inscrivent chez nous pour leur licence professionnelle. Nous avons également un post-master dispensé en langue anglaise et ouvert à un public étranger payant, sur la bio-raffinerie, les bio-matériaux, les bio-produits et la bio énergie. 

Nous formons soixante ingénieurs par an. Deux tiers viennent des classes préparatoires aux grandes écoles, un tiers vient soit des classes préparatoires intégrées des INP, donc Grenoble Nancy Toulouse Bordeaux, soit en admission sur titres après des filières courtes type DUT, BTS et une année de spécialisation. 

Votre école est originale puisqu’elle a un financement mixte Etat-entreprises…

Tout à fait. Au départ Pagora est une école privé. En devenant publique, elle a conservé sa structure privée, l’AGEFPI, qui emploie 36 personnes sur les 66 personnels de Grenoble-INP Pagora. Les autres salariés sont essentiellement des enseignants-chercheurs d’état, qui sont mis à disposition de l’école par l’institut polytechnique de Grenoble. Nous avons donc 4 personnes des services administratifs et techniques d’état, et parmi les 36 salariés privés, nous avons 13 enseignants chercheurs, et le reste est du personnel administratif et technique. Donc c’est vraiment la structure privée qui porte l’école Pagora, et les locaux sont privés, une bonne partie des équipements sont privés.

Tout cela fait que nous avons a un public très diversifié et une vraie dynamique dans cette école, et une vraie ouverture qui lui permet d’évoluer très efficacement dans un contexte qui n’a pas toujours été facile. 

Avec 40 à 50 % de filles…

Tout à fait. C’’est un des miracles de notre recrutement, nous attirons effectivement beaucoup de jeunes femmes en comparaison des autres écoles d’ingénieurs.

Pour vous donner un ordre d’idée, en classe préparatoire aux grandes écoles il y a à peu près 20-25 % de jeunes femmes. Nous en avons entre 40 et 50 % !

De plus, ce sont des jeunes femmes que nous formons dans des contextes de production et qui s’y intègrent de plus en plus facilement. Cela a été rendu possible notamment par l’apprentissage. Vous avez aujourd’hui des jeunes femmes qui sont responsables de machines à papier, par exemple, à 25 ans, et nous en sommes très fiers. 

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Isère
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