Verbatim - dans les imprimeries de labeur, il faudrait plus de lignes de crédit

Un imprimeur de l’ouest parisien a souhaité réagir sur GraphiLine aux annonces de dépôts de bilan qui touchent les imprimeries.

En direct et dans le texte, un imprimeur s’interroge :

« Dans notre métier, on est en contact direct avec la crise. On la voit avec nos clients, bien sûr, et parfois avec l’absence de nos clients, même les plus fidèles. Mais on la ressent aussi parce qu’on est en bout de chaîne : le résultat du produit imprimé sort de chez nous. Et il faut faire toujours plus, toujours plus vite et avec toujours plus de prestations…mais si on s’arrête une seconde, on se demande comment ça va évoluer, parce qu’il faut toujours investir plus pour rester dans le coup, mais pendant ce temps on n’est pas toujours payé à temps, et les banques le comprennent de moins en moins. Si bien que c’est encore plus compliqué quand il faut remplacer une machine ou mettre en place un complément de service. Les clients ne le voient pas forcément, mais quelquefois on n’a pas le temps de gérer, alors on est obligé de sous-traiter. Globalement, on est plutôt réactifs…mais s’il y a quoi que ce soit, un bug, un résultat décalé, tout de suite le client nous le fait savoir…quand il ne s’agit pas d’un autre professionnel, qui était dans la chaine mais qu’on n’avait jamais vu ! Si on avait plus de crédit de la part des banques, on pourrait peut-être être un peu moins justes dans notre gestion et réserver un peu de temps de main d’œuvre à l’écoute, à la définition des besoins…mais il ne faut pas compter dessus ! »

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