La presse écrite, sous perfusion, continue à licencier

Selon la Cour des Comptes, les aides à la presse ces dernières années ne trouvent pas un retour acceptable dans une adaptation de ce secteur à l’évolution du contexte économique.

La Cour des Comptes, dans son rapport du 12 février dernier, met en évidence une distorsion entre les aides à la presse (cinq milliards répartis entre les aides à la modernisation des parcs de matériels des imprimeries, le taux préférentiel de TVA et les conditions faites au transport, sur une période allant de 2009 à 2011). Ce que critique la Cour des Comptes, plus globalement, n’est pas tant le principe des aides à la presse que la façon dont elles bénéficient, du fait de leur organisation, de manière différente aux différents titres.

"Les quelques mesures qui avaient une ambition de nature structurelle ne sont pas parvenues à modifier durablement les modes de distribution, ni à adapter le secteur de la presse écrite aux mutations en cours", déplore en effet la Cour des Comptes.

Et on ne peut que rapprocher ces remarques dès récents événements, ayant entraîné les grèves chez les salariés de Presstalis et les difficultés actuelles des kiosquiers notamment, pour se rendre compte que ne sont pas seuls en cause une poignée de journalistes, mais bien un secteur tout entier.

Les titres de la presse écrite en Europe continuent à subir de plein fouet la crise qui touche la presse. Il n'y a pas de raison pour qu'en France le problème trouve une solution rapide. On ne peut donc qu'espérer qu'un modèle économique viable se dessinera à terme pour la presse, entre le développement du numérique et un redéploiement de la presse écrite.

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