Le mythe de l’emballage idéal

Les emballages sont de plus en plus sophistiqués, et on en attend toujours plus.

Emballage actif, emballage protecteur notamment pour les aliments, emballage « seconde peau » qui confère au produit une esthétique qu’il n’a pas en soi, emballage-info qui prévient et renseigne, emballage gadget qui fait rêver, emballage spécial « enfants » ou « mamies » …

L’emballage fait tellement partie de notre quotidien que nous ne le remarquons plus, pourtant nous ne manquerions pas de noter son absence. 

La mauvaise réputation de l’emballage date de l’époque à laquelle on a commencé – tard en France – à parler recyclage, déchets, environnement…et plus tard, encore plus avec les polémiques sur la toxicité de certains emballages, notamment ceux recélant des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A. Les conséquences, même invisibles à court terme, de ce type de produit ne sont pas anodines, puisque des emballages aussi courants que des boîtes de conserve en contiennent dans le film qui en tapisse l’intérieur, et que des conséquences graves comme des cancers hormonaux-dépendants peuvent apparaître à la longue. 

Pourtant, aujourd’hui l’emballage apporte un vrai plus, et notamment il protège le produit qu’il emballe. S’il existe aujourd’hui, de manière anecdotique, toutes sortes d’emballages qui éveillent la curiosité – et parfois le scepticisme – comme l’emballage comestible ou certaines présentations exceptionnelles pour les fêtes par exemple, de plus en plus l’emballage qui apporte quelque chose au produit est le fruit d’études poussées qui ont abouti à sa conception, avec souvent plusieurs critères à atteindre. Ainsi, il sera demandé à tel film alimentaire d’être éco-conçu, biodégradable et en plus de prolonger la durée de vie du produit, toutes fonctionnalités qui étaient insoupçonnables il y  a seulement trente ans. Maintenant, par-dessus le marché l’emballage peut – et doit souvent - intégrer une traçabilité du produit, la surveillance des dates de péremption, et des informations supplémentaires par code-barres ou RFID (Radio Frenquency Indetification). 

L’innocuité de l’emballage est également une préoccupation relativement récente : innocuité pour le consommateur tout d’abord, et il est heureux que les législations de nos pays s’en préoccupent, et depuis relativement peu de temps, innocuité par rapport à la sphère publique que représentent les différentes parties prenantes, le voisinage, les professionnels qui gèrent l’emballage, et l’environnement lorsque l’emballage devient un déchet. 

On sait aujourd’hui, notamment suite à des études menées par l’INRA, que l’on pourra, à terme, déceler l’exposition in utero à de faibles doses d’un perturbateur endocrinien comme le bisphénol A. 

On peut donc améliorer sans cesse à la fois l’impact environnemental, l’esthétique et l’innocuité de nos emballages. Et c’est un domaine passionnant, comme nous l’a montré la dernière édition du Sial, avec des nouveautés comme ces petites dosettes d’assaisonnement en forme d’olive…

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