La création d’emplois est plus compliquée qu’avant

Verbatim d’un imprimeur de la Haute-Vienne.

En direct et dans le texte, les propos d’un spécialiste de l’impression offset devenu au fil des années imprimeur d’étiquettes et de visuels différenciés en impression numérique.

« L’embauche est devenue une véritable course contre la montre. Avant, on était quatre imprimeurs, et je faisais l’imprimerie de labeur pour les entreprises de la zone d’activité, il y avait largement de quoi faire tourner l’imprimerie, avec de l’offset et dans les périodes de pointe, on prenait des intérimaires. On ne se posait pas de question, si un travail n’était pas dans mes cordes, j’envoyais le client à mes collègues. Ca fonctionnait encore il y a quelques années, juste avant la crise de 2008. Et puis un de mes collègues a fait faillite, ses clients sont partis imprimer ailleurs, du coup les travaux de labeur qui me revenaient pour eux sont partis avec, et il a fallu s’adapter en vitesse pour ne pas en perdre d’autres.

Dans le même temps, c’est devenu compliqué de gérer des intérimaires, surtout que la trésorerie avait baissé, et prendre des apprentis, impossible, on n’avait plus le temps de les former.

J’ai pris l’activité étiquettes, qui marche encore parce que les clients en ont besoin, je me suis équipé, et je me suis dépêché de me mettre au numérique. Pour la formation, il a fallu jongler, j’ai embauché un jeune qui connaissait un peu, il avait appris en stage, et j’ai fini par l’embaucher, mais aujourd’hui on y regarde à deux fois, parce que si ça ne marche pas, ça peut devenir un vrai problème d’avoir trop de personnel. Pour l’instant je crois que j’ai fait les bons choix, mais techniquement il va sans doute falloir investir pour aller plus vite, et pour l’instant ce n’est pas possible. »

Propos recueillis le 8 mars 2013.

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