Esten Sup’Edition, une école tournée vers l’avenir de l’édition

La toute jeune école tourangelle Esten, devenue Esten Sup’Edition, s’affiche cette année au Salon du Livre, où elle montre le détail et l’intérêt de ses cursus de formation. Interview avec Emmanuel Roc, directeur des études et fondateur de l’école.

Le propre de la communication, c’est de créer du lien, c’est ce que fait le livre depuis son existence et surtout depuis les débuts de l’imprimerie. C’est aussi ce que fait l’école Esten, en conciliant dans son cursus de formation les techniques classiques d’impression, enseignées en première année, avec l’édition numérique, dans laquelle les étudiants se lancent dès la deuxième année. Il est en effet pertinent de bien maîtriser les techniques traditionnelles de l'édition avant de se lancer dans une aventure qui change tous les jours, tant l’évolution s’est accélérée ces dernières années et même ces derniers mois. 

Concrètement, comment vos étudiants abordent-ils la première année ? ils utilisent déjà largement le numérique pour communiquer…

Emmanuel Roc, directeur des études (Esten) - Ils fabriquent un livre !  la première année, nos étudiants peuvent ainsi réellement entrer en contact avec une production imprimée et mesurer les contraintes à prendre en compte avant d’obtenir le résultat souhaité. 

Et ils peuvent en vivre toutes les étapes ?

EC - Absolument ! notre première promotion d’étudiants en première année a produit un Voyage culinaire en Touraine qui a été imprimé chez Mâme à Tours, les deux promotions suivantes ont fait imprimer leurs ouvrages chez Présence Graphique à Monts, près de Tours.

A chaque fois, les étudiants ont pu assister au calage, à cinq heures du matin…

Et il en sera de même pour la promotion en cours ?

EC - Pas cette fois-ci, car nos étudiants ont un projet sur la gastronomie pour les enfants, qui comprend un chevalet dont ils ont obtenu les droits auprès des éditions Play Bac, dont la réalisation demande beaucoup de travail de façonnage et de finition. Mais nos interlocuteurs directs sont à Paris et nos étudiants suivront tout de même de près la fabrication de leur ouvrage…

Vos étudiants sont donc bien familiarisés avec le monde de l’édition, imprimée mais aussi numérique ?

EC - Plus, ils ont une vision de l’ensemble du secteur. Par exemple, pour l’ouvrage en cours de réalisation, nos étudiants ont reçu les bases nécessaires et ils prennent les photos, et ils sont « sur le terrain » pour concevoir leur projet puisque deux cuisiniers sont à pied d’œuvre.

En deuxième année, ils conçoivent et réalisent un livre numérique. 

Et en troisième année…

EC - En troisième année, ils ont un stage plus long en entreprise, et ils préparent leurs examens !

Ils ont des stages tout au long de leur cursus ?

EC - En première année, le stage est d’un mois minimum, en deuxième année il est de deux mois minimum, et en troisième année de trois mois minimum. 

Lorsqu’ils sortent de l’école, nos étudiants ont des compétences solides dans le domaine de l’édition, qu’elle soit papier ou numérique. Ils ont en effet des cours d’art, culture et communication, ainsi que d’anglais, mais aussi de conception de contenus, technologies transverses, gestion éditoriale. Ils sont donc bien pourvus pour travailler dans ce secteur. 

Et l’école a les moyens de leur fournir les éléments les plus récents pour se former ?

EC - Dans le groupe Esten, nous avons le studio graphique Roc, qui réalise entre autres les Incollables de Play Bac… 

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