La mort d’un éditeur engagé

Jusqu’au bout, Jean-Marc Roberts, qui était à la tête des éditions Stocks, aura combattu pour le livre et la littérature.

Jean-Marc Roberts, le dirigeant des éditions Stock, nous a quittés aujourd’hui, après une maladie de plusieurs années. 

C’était un éditeur qui ne craignait pas la polémique et qui se vouait à la défense de la littérature, parfois au prix de prises de position osées. Il s’était ainsi manifesté en 2011 contre le livre numérique puis avait nuancé sa position, soulignant simplement l’intérêt des librairies pour la littérature. Plus récemment, il s’est obstiné à faire publier le livre de Marcela Iacub. 

Il parlait de la maladie qui l’a emporté dans son livre Deux vies valent mieux qu’une, sorti le 13 mars denier. 

Ecrivain, auteur de vingt-cinq ouvrages dont plus d’une vingtaine de romans (il écrivait depuis sa jeunesse et a obtenu le prix Renaudot pour Affaires Etrangères, paru au Seuil), puis éditeur, Jean-Marc Roberts vouait aussi une grande attention à sa famille et à ses proches. 

Les éloges se sont succédé dès l’annonce du décès de l’éditeur : « Editeur remarquable » et « grand écrivain » pour Aurélie Fillippetti, « éditeur audacieux » et « passionné de cinéma » selon le président Hollande.

Jean-Marc Roberts avait 58 ans.

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