Temps gris pour le papier

Les fabricants de papiers ont annoncé des hausses qui s’échelonnent à peu près entre 2 et 8 % De quoi compenser les pertes dues à la demande en berne ? même pas.

Le

Hausses des prix annoncées par les fabricants, restructurations, baisse continue de la demande, le papier traverse une période difficile. Pourtant, ce matériau reste un terreau d’innovation, propice à l’inventivité et surtout au potentiel intact. Il reste à ce vecteur privilégié de l’information, aujourd’hui talonné par le numérique et des matériaux alternatifs, à réussir sa révolution technologique.

En attendant, pour essayer de compenser la morosité conjoncturelle, les papetiers baissent leurs capacités de production et augmentent leurs prix. Stora Enso, qui a annoncé début février la suppression de 600 emplois, augmentera le prix de la tonne de papier fin non couché de 50 euros minimum à partir du 15 avril 2013. Le papetier finlandais augmente de 8 % ses papiers pour étiquettes et pour emballages souples.

Metsä Board annonce également une hausse de 50 euros par tonne de papier fin non couché, à partir du 15 avril.

Arctic Paper a entrepris de réduire ses coûts de production, et appliquera également une hausse des prix de ses papiers couchés de 5 à 7 % selon les pays et les types de papiers, qui s’appliquera dès le 15 avril 2013. D’autres hausses pourraient suivre. 

Seule éclaircie au tableau, le net ralentissement de l’augmentation du prix de la pâte à papier (+0,30 %) seulement selon l’INSEE pour février, alors que ce matériau avait connu ces dernières années des hausses importantes (76 % entre juin 2009 et mai 2010 !). 

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