Les otages de l’imprimerie Edit 66 libérés

Les dirigeants d’Edit 66, otages de leurs salariés, ont été libérés vendredi en fin de journée.

Sur fond de climat social extrêmement tendu, en désespoir de cause, les salariés de l’éditeur de cartes de vœux ont fini par prendre leurs responsables en otage, lorsqu’ils ont réalisés que ceux-ci s’apprêtaient à les licencier sans aucune indemnité, faute de trésorerie. La société, contrôlée par le groupe néerlandais Mercurius, donnait en effet comme prétexte au non-paiement d’indemnités à ses salariés suite à leur licenciement,  le fait qu’elle n’avait plus d’argent dans ses caisses.

Après l’intervention de l’inspection du travail auprès de la direction et du maire de Cabestany venu apporter son soutien aux salariés, la situation a fini par se dénouer et les deux dirigeants ont été relâchés, moyennant des promesses de paiement d’indemnités légales et complémentaires.

Edit 66 ne fait que compléter la longue liste d’imprimeries victimes du virage de l’Internet et qui n’ont pas pu réorienter leur activité à temps. De 60 salariés au début des années 2000, la société, qui était reconnue dans le milieu de l’imprimerie, chute en effet à 18 salariés après ce licenciement.

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