Chez Robert Laffont, l’heure des comptes est arrivée

Quelques mois après sa directrice générale-adjointe, Brigitte Lannaud, Leonello Brandolini, le PDG des éditions Robert Laffont (Editis), est sur le départ, à l’initiative de l’actionnaire espagnol de l’éditeur, le groupe Planeta.

Leonello Brandolini quittera ses fonctions le 30 juin, et sera remplacé par Alain Kouck.

Même si la nouvelle fait l’effet d’un coup de massue chez Robert Laffont, elle fait suite à une baisse de ses bénéfices, et s’inscrit dans la tendance de plus en plus marquée dans l’édition (comme ce fut le cas, bien avant, dans d’autres secteurs) à instaurer des directions donnant la priorité à l’épluchage des comptes.

Place donc à la finance dans un secteur qui semblait jusqu’ici, malgré tout, relativement préservée de ces considérations bassement matérielles. Fi ! se baser sur les comptes pour prendre des décisions, quelle horreur !

Pourtant la mue, pour désagréable qu’elle soit, est indispensable, ne serait-ce que pour garder cette position d’éditeur à succès qui caractérise les éditions Robert Laffont.

Si on peut regretter le manque de continuité que ce changement ne manquera pas de provoquer (mais les comptes s’en moquent), on peut aussi craindre que les effectifs soient également « revus », Robert Laffont étant restée structurée comme toutes les maisons d’édition il y a encore quelques décennies, ce qui représente environ cent personnes. C’est peut-être ce que l’on reproche le plus au PDG sortant !

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