Cessation de paiement pour Edit 66

Une mise en liquidation judiciaire très attendue.

Sans surprise, le tribunal de commerce a déclaré mercredi dernier la société Edit 66 en cessation de paiement et prononcé sa liquidation judiciaire, conformément à ce qui était pressenti. Un soulagement pour les salariés, licenciés ou non, qui auront ainsi un cadre légal pour réclamer leurs indemnités de licenciement, leurs arriérés de salaires…

Ces dernières semaines ont été rudes pour l’entreprise : l’annonce de 19 licenciements économiques « sans indemnisation » avait provoqué un tollé chez les salariés qui avaient riposté en retenant les dirigeants de la société. Les chèques promis ont par la suite bien été transmis aux salariés, mais se sont avérés être sans provision. Il était donc vrai, conformément au discours de la direction, que les caisses de l’entreprise étaient vides !

La solidarité, les actions hâtives autour des salariés concernés, la présence des salariés licenciés dans l’entreprise ne permettront pas de remettre en route une société qui, au-delà des polémiques, paie comme beaucoup d’autres le prix des transformations profondes qui affectent aujourd’hui notre industrie, notamment dans les arts graphiques. Que les méthodes de cessation de l’activité soient inélégantes n’y changera rien.

Et c’est si vrai que tous soulignent aujourd‘hui le soulagement supposé des salariés qui, enfin, vont pouvoir bénéficier des versements de l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS).  Heureusement !

Mais quel dommage pour ces compétences…et pour toutes les autres ! le licenciement comme mode de gestion des profits et surtout des risques n’est pas une méthode nouvelle, mais aujourd’hui se pose malheureusement plus que jamais la problématique du retour à l’emploi : la mobilité professionnelle, qui ne s’est jamais très bien portée dans notre pays, n’est malheureusement pas prête à se généraliser.

A côté de ces drames humains que sont les liquidations d’entreprises parfois implantées depuis des décennies, on assiste aussi parfois à des repêchages ou à des reconversions qui permettent, bon an mal an, de conserver une activité, même si c’est souvent au prix de restructurations et de multiples concessions. C’est le cas de la papeterie Lana, dont la situation pourrait bien connaître une issue heureuse à terme, grâce à la coopération de tous.
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