2012, l’annus horribilis de la presse américaine

Les revenus de la presse papier aux Etats Unis n’ont pas été aussi bas depuis bien longtemps.

C’est le moins bien, le plus bas, le pire. Il faut retourner quarante ans en arrière pour trouver des chiffres d’affaires aussi bas, preuve que les recettes se sont effondrées. Et ces recettes se sont divisées par deux depuis 2000.

La problématique n’est pas seulement la baisse du lectorat mais aussi la difficulté à trouver de nouvelles sources de revenus. Car c’est tout un modèle économique qui est à revoir. S’il suffisait de faire de la publicité sur Internet au lieu de l’insérer dans la presse écrite, ce serait simple. Mais il ne suffit pas de passer d’un support à un autre. Les revenus ne sont pas les mêmes de l’un à l’autre, les lectorats sont différents, les mécanismes de vente de publicité aussi. Par ailleurs, les modes de fonctionnement des annonceurs ne répondent pas non plus aux mêmes lois en fonction des supports.

Une nouvelle ère est donc bien là pour la presse américaine, et pour l’instant la presse n’a pas réellement trouvé de parade à ses pertes de revenus.

Déjà fin 2012, l’institut Statista pointait le dépassement par Google de la presse papier, en termes de recettes publicitaires.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...